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Le premier exportateur de gaz naturel liquéfié, le Qatar, "n'exporte actuellement qu'à 20-30% de sa capacité" selon une analyste, raison pour laquelle il existe des inquiétudes sur les stocks de l'Europe pour les prochains mois.
Le gaz européen monte encore vendredi, à cause de réserves trop faibles pour la période en Europe et avec une offre perturbée par la guerre au Moyen-Orient, dépassant les niveaux atteints cette semaine au plus haut depuis décembre 2022; le pétrole reste stable. Vers 10h35, le contrat à terme du TTF néerlandais, référence du gaz pour l'Europe, prenait 1,69%, à 87,90 euros le mégawattheure, après s'être affiché au plus haut à 88,24 euros.
À l'approche de l'hiver, les stocks européens de
gaz
ne sont remplis qu'à 74,10%, en dessous des 83,04% observés l'an dernier à la même date, et surtout l'Allemagne est à la traîne avec des réserves à 60,19% contre 75,92% l'an passé, selon la plateforme européenne Aggregated Gas Storage Inventory (AGSI).
"Les États-Unis ne seront probablement pas satisfaits"
Ces faibles niveaux de stockage "rendent l'Europe vulnérable à un temps froid et à de nouvelles perturbations des
exportations de GNL
en provenance du Moyen-Orient", affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
Le Qatar, premier exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) du Moyen-Orient, "n'exporte actuellement qu'à 20-30% de sa capacité", souligne Norman Liebke, analyste chez Commerzbank.
Et la perte durable d'une partie de l'offre de GNL alimente la concurrence accrue entre acheteurs asiatiques et européens, deux régions importatrices de gaz, ce qui fait monter les prix. Selon Arne Lohmann Rasmussen, le mégawattheure pourrait atteindre les 100 euros si la situation se détériore à nouveau. Côté pétrole, les prix restent stables à des niveaux élevés. Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, cédait 0,15 % à 105,76 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, perdait 0,56% à 97,42 dollars.
Jeudi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a précisé son récent engagement de libérer
100 millions de barils de ses réserves
, annoncé lors d'une réunion en urgence du G7 alors que Donald Trump envisageait de couper
les exportations de diesel aux Européens
. Il s'agit en fait de la part restante du déblocage de 400 millions de barils annoncé dès mars, mais dont l'AIE "a convenu d'accélérer la libération" et qui incluront "20 millions de barils de diesel dès que possible".
"Les États-Unis ne seront probablement pas satisfaits", car ils pourraient juger insuffisants les volumes mis sur le marché, selon les analystes d'ING. Pour le marché, le principal risque serait que les États-Unis restreignent leurs exportations de diesel pour tenter de faire baisser notablement les prix à la pompe avant l'échéance des élections législatives de mi-mandat, ce qui ferait bondir les prix à l'étranger.
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