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Ils ne veulent pas attendre la négociation sur le prix: les industriels français de la santé veulent imiter les Allemands et mettre à disposition les produits de santé dès l'obtention d'un agrément européen

📅 14/10/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
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Les laboratoires pharmaceutiques français proposent une commercialisation immédiate des médicaments dès leur autorisation de mise sur le marché, sans attendre les négociations de prix, à l'image du modèle allemand. Outre-Rhin, 93% des nouveaux médicaments sont accessibles, contre 60% en France. Prendre exemple sur le modèle allemand pour bénéficier des traitements innovants plus rapidement. C'est ce que propose le groupement des industriels français de la santé (G5 santé)  ce mardi. L'objectif est la mise à disposition immédiate des produits de santé dès l'obtention de l'agrément européen et sans attendre les négociations de prix, comme le font nos voisins d'outre-Rhin. Ce dispositif doit permettre un "accès immédiat dès l'autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne ou dès le marquage CE, (...) facilité pour les produits de santé avec une étape majeure de production en France ou en Europe", précise le G5 qui rassemble les dirigeants de Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier, Théa et bioMérieux. Cette mesure, qui s'inspire du système de santé allemand, figure parmi les dix propositions que ce cercle de réflexion a adressées aux candidats à l'élection présidentielle. Rembourser intégralement dès le début Dans le système allemand, "les négociations de prix et les négociations de remboursement se font en parallèle", l'avantage étant que "les patients peuvent bénéficier tout de suite du traitement", a expliqué Olivier Laureau, président de Servier, deuxième laboratoire pharmaceutique français , au cours d'une conférence de presse. Concrètement, les produits commercialisés sont alors au prix fixé par les laboratoires et remboursés intégralement pendant une durée de six mois en Allemagne. Une "clause de revoyure" permet ensuite aux autorités sanitaires et au laboratoire de faire le point à l'issue des discussions sur un taux de remboursement et sur un prix. "On voit l'écart entre le prix convenu et le prix qui avait été fixé initialement et les choses tournent parfaitement", a poursuivi Olivier Laureau. Avec cette mesure, le G5 veut "changer la philosophie de l'évaluation, pour accepter une plus grande part d’incertitude afin que les patients bénéficient au maximum des nouveaux produits de santé". 93% de médicaments accessibles en Allemagne contre 60% en France Les industriels du secteur déplorent régulièrement que certains produits de santé, notamment innovants, ne soient pas disponibles en France faute de remboursement, alors qu'ils le sont dans d’autres pays européens. Ils critiquent aussi des délais jugés très longs entre l'autorisation de mise sur le marché et la prise en charge par l'Assurance maladie, qui retardent, selon eux, l'accès de ces produits aux patients. Dans son baromètre de l'attractivité , le principal syndicat représentant les laboratoires pharmaceutiques, le Leem, avait indiqué que 93% des nouveaux médicaments étaient accessibles en Allemagne, contre 60% en France. Dans le système français, pour qu'un produit de santé soit remboursé, il faut d'abord qu'il soit évalué par la Haute autorité de santé (HAS) puis son prix est négocié entre l'industriel et le Comité économique des produits de santé (CEPS). Il existe toutefois des dispositifs dérogatoires comme l'accès précoce qui permet à des médicaments présumés innovants qui n'ont pas accompli tout le circuit administratif d'être mis à disposition de patients atteints de maladies graves, rares ou invalidantes dont le traitement ne peut être différé et dont le besoin thérapeutique n’est pas couvert. Sujets liés : Social Social Santé