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Invitée du Face à face, la porte-parole du gouvernement a évoqué l'accord conclu entre le président américain et Moscou pour livrer des quantités massives de diesel russe aux marchés américain et mondial.
"Il n’y aura pas de carburant russe demain dans les pompes et les stations service françaises." Invitée du Face à face sur BFMTV lundi matin, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon s'est exprimée sur l'annonce faite par Donald Trump vendredi : le président américain a indiqué avoir négocié
la livraison de quantités massives de diesel russe aux marchés américain et mondial
, levant pour ce faire des sanctions qui pèsent sur Moscou, au grand dam de Volodymyr Zelensky qui a dénoncé une décision "indigne".
"Cela ne remet nullement en cause les sanctions décidées à l’échelle de l’Union européenne."
Maud Bregeon
"Que ce soit sur le produit brut ou le produit raffiné, que ce soit sur le produit qui viendrait directement de Russie ou qui transiterait par des pays tiers du fait du transport et des opérations de raffinage, nous avons les moyens de contrôler l’ensemble de la traçabilité", a affirmé la ministre déléguée à l'Énergie.
Elle a également exprimé ses réserves vis-à-vis d'effets baissiers de ces livraisons russes sur les prix des carburants : "Quant à l’effectivité réelle des baisses de prix, permettez-moi d’être très prudente car tant qu’on ne sait pas quand ça arrive et surtout avec quels volumes ça arrive, on ne peut pas préjuger de baisse de prix à l’avenir."
"Vigilance" sur les baisses de prix en stations
Maud Bregeon a aussi affirmé que la libération de 10 millions de litres de carburant issu des réserves stratégiques françaises aurait bel et bien des effets sur les prix : "On vise une baisse de prix de 12 à 18 centimes par litre", a-t-elle confirmé.
Les 10 millions de litres libérés seront distribués pendant 3 mois, à un prix brut 3 à 4 fois inférieur à celui du marché, ce qui devrait donc faire baisser les prix à la pompe - à condition que les distributeurs jouent le jeu.
"On va discuter avec les distributeurs pour que les baisses soient les plus effectives possibles", explique la ministre.
"Nous avons des outils pour contrôler ce qui se passe sur la chaîne de valeur. On a les moyens de regarder station par station, distributeur par distributeur, semaine par semaine, chaque marge. Nous serons intraitables - jusqu’ici, les distributeurs ont joué le jeu", a-t-elle poursuivi. Tout en le concédant : une partie du prix
dépend des événements géopolitiques au Moyen-Orient
, "qu'on ne peut pas contrôler".
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