← Retour aux articles

Après le piratage du site des impôts, le lobby des cryptos saisit la Cnil et s'inquiète pour les investisseurs dont l'adresse a été révélée et qui sont plus exposés aux "attaques à la clé à molette"

📅 14/10/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
🔗 Voir l'article original

🏢 Entreprises mentionnées

Société Générale (GLE.PA)

📊 Secteurs

Matériaux de base Finance Services financiers

📄 Contenu

Face à un manque de réponse de la part de Bercy, l'Adan a saisi l'autorité pour en savoir plus sur les récentes données fiscales dérobées en France, qui mettent en danger les détenteurs de cryptos. Face à la multiplication des agressions à l'égard des détenteurs de cryptomonnaies, l'Adan (l'Association pour le développement des actifs numériques) a adressé un signalement à la Commission nationale de l'information et des libertés (CNIL) pour "solliciter des vérifications sur le respect des obligations de protection des données personnelles", selon sa page LinkedIn. Cette démarche s'inscrit quelques mois après avoir écrit au ministère de l'Économie et des Finances pour demander des précisions sur certaines affaires, notamment après le piratage du fichier national des comptes bancaires (Ficoba) géré par la DGFiP ayant compromis l'accès aux comptes bancaires de 1,2 million de Français. Les pirates ont ainsi pu avoir accès à des informations cruciales: de l'adresse postale des contribuables, en passant par des informations sur leur patrimoine bancaire comme crypto. "La sécurité des professionnels" Pour rappel, la France est le "principal épicentre" avec 33 attaques à la clé à molette sur 52 incidents dans le monde recensés au premier semestre 2026 par la société Certik . Pour rappel, le terme "attaque à la clé à molette" fait référence à des attaques physiques d'individus pour obtenir leur mot de passe ou leur "clé privée" pour accéder à leurs cryptos en utilisant des instruments de torture (comme une clé à molette, une perceuse, une arme etc.). L'Adan, qui dit n'avoir obtenu aucun retour de la part de Bercy, passe à la vitesse supérieure en saisissant la CNIL, avec le soutien du cabinet d'avocat ORWL. En outre, l'association demande de connaître "l'étendue des données potentiellement compromises et des personnes concernées", le respect des obligations prévues par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) ou encore "la prise en compte des risques spécifiques auxquels peuvent être exposés les détenteurs de cryptos, notamment en matière de sécurité physique". La confidentialité des Français "contribue directement à la sécurité des professionnels du secteur et à la confiance dans les institutions qui en assurent le traitement", conclut l'Adan. Sujets liés : Crypto Fiscalité Patrimoine Pauline Armandet Economie