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Cac 40: Une capitulation ou un simple stress obligataire? Alors que le marché scrute le budget français et s'inquiète de la flambée des taux et de la remontée du pétrole, le CAC 40 souffre
jeudi 1 octobre 2026 à 13h10
(BFM Bourse) - L'indice phare de la Bourse de Paris abandonne nettement du terrain à la mi-séance de ce jeudi 1er octobre, alors que les rendements obligataires grimpent sous la pression de la remontée des cours du pétrole.
LeCAC 40est à la peine ce jeudi 1er octobre. L'indice phare de la Bourse de Paris abandonne 0,8% à 7.899,69 points après avoir lâché jusqu'à 1,8% dans la matinée, et perd désormais plus de 3% sur l'ensemble de 2026.
Le grand baromètre de la Bourse de Paris subit la foudre, comme l'ensemble des autres places européennes. Au même moment le DAX 40 de Francfort recule de 0,8% et le FTSE 100 de Londres abandonne 1,7%, tandis que le FTSE MiB de Milan cède 1,2%.
Les différentes bourses européennes se retrouvent sous pression en raison de la volatitlié sur les rendements obligataires qui flambent depuis plsieurs séances, même s'il se tassent légèrement ce mecredi après-midi. Le taux à 10 ans du titre de dette de la France a grimpé jusqu'à 4,95% ce jeudi avant de refluer à 4,83%, en baisse de 0,02 point de pourcentage par rapport au taux de la veille.
L'écart avec le titre de même maturité de l'Allemagne, thermomètre du stress du marché, atteint 1,3 point de pourcentage au plus haut depuis le début des années 2010.
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"Le mouvement est global, il y a un vrai stress obligataire sans pour autant qu'on puisse parler de krach mais clairement cela dévisse", explique Alexandre Baradez d'IG Markets.
"Il y a un mouvement d'accélération qui se produit depuis plusieurs jours, un emballement des taux à 10 ans, avec une phase très verticale, qui peut se produire lorsqu'il y a un mouvement de capitulation. Si les explications peuvent être techniques, il y a, selon moi, un élément qui jette de l'huile sur le feu: la réaccélération des cours du pétrole", poursuit l'expert de marché.
Le pétrole avance effectivement. Le contrat de décembre sur leBrentde mer du Nord prend 2,2% à 100,2 dollars le baril tandis que celui de novembre sur leWTIcoté à New York gagne 2,5% à 92,66 dollars le baril. Les négociations entre Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient demeurent au point mort, soutenant la hausse des cours du brut.
Alexandre Baradez note que le mouvement est tellement prononcé qu'une inflation américaine inférieure aux attentes (indice PCE), mercredi, n'a pas suffi à l'enrayer.
Les marchés suivent également la présentation du projet de loi de finances pour 2027 en France, qui a surtout confirmé les grands axes déjà distillés par l'exécutifà savoir un effort global de 54 milliards d'euros, avec différentes mesures,dont la réduction de la surtaxe d'impôt sur les sociétés.
"Il n'y a pas forcément de raison que le marché réagisse au Budget car les grands chiffres et la composition des économies sont connus à l'avance, les investisseurs surveillent davantage le discours tenus", avance Alexandre Baradez.
L'expert de marché rappelle toutefois que les craintes sur ce budget, sur son délai d'adoption ainsi que sur la présidentielle ont conduit leCAC 40et les titres de dette française à largement sous-performer sur les marchés, ces dernières semaines.
"Tandis que plusieurs pays de la zoneeuroont engagé un redressement de leurs comptes publics, la France peine à stabiliser les siens. Le déficit demeure élevé, la dette progresse et la crédibilité de la trajectoire budgétaire est désormais directement questionnée par les investisseurs", rappelle de son côté David Jourdan, directeur de la gestion crédit chez Ecofi.
Du côté des valeurs,Sanofis'adjuge 1,8% après avoir signé une extension de son partenariat avec l'américain Regeneron. "Le renforcement de l'alliance avec Regeneron constitue une première étape vers la réalisation des objectifs à long terme deSanofiet doit être considéré comme le signe d'une avancée manifeste sous la direction de la nouvelle directrice générale", écrit Jefferies.
Dassault Aviation grappille 0,07%, soutenu par Bank of America qui est passé à l'achat sur l'action.
Sur les changes, l'euroabandonne 0,3% face au dollar à 1,13 dollar.