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CAC 40 : Le taux de la dette française à 10 ans avoisine les 5% et plombe les banques, le CAC 40 débute octobre sur une baisse de plus de 1,6%

📅 02/10/2026 à 00:00 🔗 www.tradingsat.com
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Cac 40: Le taux de la dette française à 10 ans avoisine les 5% et plombe les banques, le CAC 40 débute octobre sur une baisse de plus de 1,6% jeudi 1 octobre 2026 à 17h48 (BFM Bourse) - L'indice phare de la Bourse de Paris a sérieusement reculé ce 1er octobre, alors que les rendements obligataires grimpent sous la pression de la remontée des cours du pétrole. La Bourse de Paris aborde ce premier jour d'octobre et ce début de quatrième trimestre dans le rouge. Son indice vedette, leCAC 40clôture en forte baisse de 1,62% à 7.835,31 points, et ce, après avoir lâché jusqu'à 1,8% dans la matinée. Le grand baromètre de la Bourse de Paris creuse encore plus son retard, après avoir déjà abandonné 4,4% au mois de septembre. Le marché parisien se retrouve sous pression en raison de la volatilité sur les rendements obligataires qui flambent depuis plusieurs séances. Le taux à 10 ans du titre de dette de la France se rapproche des 5%, évoluant à 4,942% ce jeudi à la clôture des marchés européens. L'écart avec le titre de même maturité de l'Allemagne, thermomètre du stress du marché, atteint 1,37 point de pourcentage au plus haut depuis le début des années 2010. "Le mouvement est global, il y a un vrai stress obligataire sans pour autant qu'on puisse parler de krach mais clairement cela dévisse", explique Alexandre Baradez d'IG Markets. "Il y a un mouvement d'accélération qui se produit depuis plusieurs jours, un emballement des taux à 10 ans, avec une phase très verticale, qui peut se produire lorsqu'il y a un mouvement de capitulation. Si les explications peuvent être techniques, il y a, selon moi, un élément qui jette de l'huile sur le feu: la réaccélération des cours du pétrole", poursuit l'expert de marché. Le pétrole avance effectivement. Le contrat de décembre sur leBrentde mer du Nord prend 3,7% à 101,62 dollars le baril tandis que celui de novembre sur leWTIcoté à New York gagne 2,3% à 92,53 dollars le baril. Les négociations entre Washington et Téhéran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient demeurent au point mort, soutenant la hausse des cours du brut. Alexandre Baradez note que le mouvement est tellement prononcé qu'une inflation américaine inférieure aux attentes (indice PCE), mercredi, n'a pas suffi à l'enrayer. >>Accédez à nos analyses graphiques exclusives, et entrez dans la confidence du Portefeuille Trading Les marchés suivent également la présentation du projet de loi de finances pour 2027 en France, qui a surtout confirmé les grands axes déjà distillés par l'exécutifà savoir un effort global de 54 milliards d'euros, avec différentes mesures,dont la réduction de la surtaxe d'impôt sur les sociétés."Il n'y a pas forcément de raison que le marché réagisse au Budget car les grands chiffres et la composition des économies sont connus à l'avance, les investisseurs surveillent davantage le discours tenus", avance Alexandre Baradez. L'expert de marché rappelle toutefois que les craintes sur ce budget, sur son délai d'adoption ainsi que sur la présidentielle ont conduit leCAC 40et les titres de dette française à largement sous-performer sur les marchés, ces dernières semaines. "Tandis que plusieurs pays de la zoneeuroont engagé un redressement de leurs comptes publics, la France peine à stabiliser les siens. Le déficit demeure élevé, la dette progresse et la crédibilité de la trajectoire budgétaire est désormais directement questionnée par les investisseurs", rappelle de son côté David Jourdan, directeur de la gestion crédit chez Ecofi. Du côté des valeurs,Capgeminisigne de loin la plus forte hausse duCAC 40à la clôture, gagnant 7,4%, propulsé par Accenture,son principal comparable à Wall Street, qui a dévoilé des résultats et des perspectives supérieurs aux attentes. Sanofi a gagné 0,6%après avoir signé une extension de son partenariat avec l'américain Regeneron."Le renforcement de l'alliance avec Regeneron constitue une première étape vers la réalisation des objectifs à long terme deSanofiet doit être considéré comme le signe d'une avancée manifeste sous la direction de la nouvelle directrice générale", écrit Jefferies. A contrario, la poussée de fièvre sur la dette française a plombé les banques françaises,Société Généralea perdu 5%,Crédit AgricoleSA a abandonne 3,7% etBNP Paribasa chuté de 3,6%. Sur les changes, l'euroabandonne 0,7% face au billet vert à 1,1244 dollar.