← Retour aux articles

Donald Trump veut mettre fin à la "ridicule obligation de véhicules électriques" voulue selon lui par Joe Biden: le gouvernement américain va renoncer à imposer des voitures neuves moins gourmandes en essence

📅 28/09/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
🔗 Voir l'article original

🏢 Entreprises mentionnées

Stellantis (STLA.PA)

📊 Secteurs

Industrie Technologie Finance Consommation Énergie Services aux collectivités Consommation discrétionnaire Services financiers

📄 Contenu

L'administration Trump va officiellement abandonner les objectifs d'efficacité énergétique fixés sous la présidence de Joe Biden pour les voitures neuves, qui imposaient une moindre consommation d'essence. Le gouvernement américain doit officialiser lundi l'abandon des objectifs d'efficacité énergétique fixés sous la présidence de Joe Biden pour les voitures neuves, qui ne devront pas consommer moins d'essence qu'aujourd'hui d'ici 2031. Le président Donald Trump s'en est félicité samedi sur Truth Social, y voyant la fin de la "ridicule obligation de véhicules électriques", imposée selon lui par son prédécesseur démocrate. Son ministre des Transports, Sean Duffy, a confirmé qu'il prévoyait une annonce lundi. Leapmotor B03X et B05 : La montée en puissance de la marque chinoise partenaire de Stellantis 19:10 Le républicain assure que la mesure fera baisser le prix des voitures neuves d'environ 900 dollars en moyenne en 2031. Ses détracteurs prédisent au contraire une facture plus lourde à la pompe, d'autant que les prix du carburant ont flambé depuis le conflit que les Etats-Unis et Israël ont déclenché fin février avec l'Iran. L'enjeu porte sur les normes CAFE (Corporate Average Fuel Economy), créées en 1975 après l'embargo pétrolier arabe, qui imposent aux véhicules d'atteindre "le meilleur rendement possible" en termes de miles par gallon. 34,5 miles par gallon Le projet de l'administration Trump prévoit une moyenne de 34,5 miles par gallon (6,8 litres aux 100 km) d'ici 2031, un niveau déjà atteint en 2024 selon le document. L'administration Biden, elle, visait 50,4 mpg (4,7 L/100km) et comptait ainsi économiser 64 milliards de gallons d'essence (242 milliards de litres) d'ici 2050, pour des bénéfices nets estimés à 35 milliards de dollars, avant la flambée actuelle. La plupart des grands constructeurs, dont Ford et Stellantis, avaient soutenu le projet. Mais les règles de l'ère Biden, censées accélérer le passage à l'hybride et à l'électrique, étaient déjà largement sans effet, une loi budgétaire adoptée en 2025 ayant ramené à zéro les pénalités pour les constructeurs qui ne les respectaient pas. Dan Becker, de l'ONG Center for Biological Diversity, a annoncé à l'AFP une action en justice, jugeant que le texte ignore les technologies propres et les millions de voitures sobres en circulation. Ce texte "conduira les constructeurs américains à leur perte, puisqu'ils n'auront plus à se mesurer aux meilleures technologies du monde", a-t-il déclaré. Les transports sont le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre des États-Unis, deuxième pollueur mondial. Sujets liés : Industries Donald Trump États-Unis Auto