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L'intersyndicale des métiers de l'énergie a menacé ce vendredi de reprendre sa grève à partir du 6 octobre. Elle dénonce le silence du gouvernement quant à ses appels de médiation à propos de la potentielle suppression du tarif agent, un prix préférentiel pour leur consommation.
Le secteur de l'énergie se dirige-t-il vers une nouvelle grève? L'intersyndicale des salariés menace de "durcir le mouvement" à partir du 6 octobre face au projet de
réforme de leur tarif agent
. Le 15 septembre,
elle avait déjà mené une journée de grève
massive face à la remise en cause de cet avantage.
Reçue à Bercy depuis, elle réclame un rendez-vous à Matignon avant le 2 octobre pour discuter de la mesure avec Sébastien Lecornu. Un ultimatum réitéré dans un tract qui appelle le gouvernement "à faire preuve de respect mais aussi de responsabilité dans un contexte de crise des prix de l'énergie et de risques sur la sécurité des approvisionnements énergétiques".
Une mesure qui ferait gagner 381 millions d'euros par an
Le ministère de l'Énergie avait dit envisager de revoir ce "tarif agent" après
"une mise en demeure de la Cour des comptes"
. "Il n'a jamais été question de supprimer le tarif agent", avait indiqué l'entourage de la ministre déléguée à l'Energie Maud Bregeon à l'issue d'une réunion le 15 septembre avec les syndicats. Cette question devrait être tranchée dans un arrêté ministériel.
"On n'a toujours pas de son, pas d'image, de la part de Matignon, malgré nos appels pour avoir un rendez-vous et avoir une clarification, a déclaré à l'AFP, Alexandre Grillat, secrétaire général de la CFE Energies. "On n'a aucune forme de signe" pour un rendez-vous, a renchéri Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME-CGT, premier syndicat de la branche.
Sauf changement, il appelle les électriciens et gaziers à "démontrer qu'ils maîtrisent l'outil de travail" : "on ne va pas chercher les taux de grévistes mais on va montrer que la grève, elle paralyse un peu le système aussi", a-t-il assuré.
La Cour des comptes évalue son coût en moyenne à "381 millions d'euros par an entre 2018 et 2024" pour EDF SA et affirme que ses bénéficiaires "acquittent désormais moins de 2% des tarifs moyens de l'électricité ou du gaz payés par les consommateurs".
Un chiffre contesté par certains syndicalistes, qui évoquent un tarif autour de 10% de celui payé en moyenne par les ménages et soulignent qu'il fait partie de la rémunération, parfois modeste, des électriciens et gaziers.
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