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21 des 27 pays de l'Union européenne perçoivent, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, plus de taxes par litre de gazole. La France ne fait pas exception avec une hausse comprise entre 10 et 15 centimes.
La guerre au Moyen-Orient
a fait enfler le niveau des
taxes par litre de gazole
en Europe. Selon l'AFP, 21 des 27 pays de l'Union européenne perçoivent plus de taxes par litre de gazole depuis le début du conflit. La France se situe dans la moyenne haute, avec une estimation entre 10 et 15 centimes par litre.
Neuf autres pays sont dans le même cas, alors que la Finlande, l'Estonie ou le Danemark atteignent la barre des 15 centimes. Cette analyse s'appuie sur les données publiées jeudi par la Commission européenne dans son bulletin hebdomadaire sur les carburants, alimenté par les autorités nationales. Ce rapport recense les prix affichés dans les stations-services en début de semaine, ou à la fin de la semaine précédente, ainsi que les taxes en vigueur.
La Suède et l'Espagne en bons élèves
Il en ressort notamment que six pays du bloc ont en revanche réduit leurs prélèvements avec des politiques fiscales menées en ce sens. Le gouvernement suédois perçoit ainsi 25 centimes de moins par litre, devant les 18 centimes de baisse en Irlande et les
11 centimes en Espagne.
Quinze pays des Vingt-Sept ont pourtant réduit leurs droits d'accise, la principale taxe spécifique appliquée aux carburants, selon une analyse publiée vendredi par le centre de réflexion européen Bruegel. Ces baisses ont souvent été gommées par l'augmentation mécanique des recettes de TVA, calculée en pourcentage du prix de vente donc gonflée par l'inflation.
Des recettes malgré tout en recul pour la France
Plusieurs pays, dont la France, ont par ailleurs
privilégié des aides ciblées aux ménages ou aux secteurs les plus exposés
plutôt qu'une baisse généralisée de la fiscalité sur les carburants, jugée coûteuse et moins efficace pour soutenir les consommateurs les plus vulnérables.
Ce jeudi, Emmanuel Macron a affirmé jeudi qu'il
n'excluait pas de baisser les taxes sur les carburants
si l'envolée des tarifs se poursuivait, tout en affirmant qu'il ne s'agissait pas de l'option privilégiée.
Ces hausses de prélèvement n'ont d'ailleurs pas renfloué les caisses de l'État. La consommation de carburant s'est effondrée face à la flambée des prix. Au 20 septembre, les recettes fiscales sur le carburant avaient ainsi reculé de
407 millions d'euros sur un an,
a assuré David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes publics.
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