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Jusqu'Ă  3,90 euros le litre? Pourquoi la menace de Trump de couper ses exportations de diesel pourrait provoquer un choc historique en Europe

📅 25/09/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
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Le porte-parole de la Commission europĂ©enne a dit son inquiĂ©tude jeudi et indiquĂ© que des "discussions de haut niveau" Ă©taient en cours avec Washington pour tenter de l'Ă©viter. Les dirigeants europĂ©ens ont des sueurs dans le dos. Ce jeudi, ils tentent de dissuader le prĂ©sident amĂ©ricain d'interdire les exportations de diesel de son pays. Donald Trump a confiĂ© soutenir cette mesure mardi, en marge de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l'ONU. Selon Politico , cette mesure pourrait ĂȘtre appliquĂ©e pendant 90 jours. "L’Union europĂ©enne accueille avec inquiĂ©tude les informations selon lesquelles les États-Unis envisagent d’interdire les exportations de diesel. Toute perturbation risquerait d'avoir des consĂ©quences nĂ©gatives pour les deux parties", met en garde le porte-parole de la Commission europĂ©enne Olof Gill, prĂ©cisant que des "contacts de haut niveau sont en cours". Et pour cause, 50% du diesel importĂ© par les membres de l'Union europĂ©enne au mois d'aoĂ»t venait des États-Unis, selon la Commission. Une coupure serait donc une catastrophe pour le Vieux Continent, dĂ©jĂ  confrontĂ© actuellement Ă  des prix records, avec une moyenne de 2,23 euros le litre de diesel contre 2,16 euros une semaine plus tĂŽt. Ce contenu ne peut pas ĂȘtre affichĂ© Ce contenu ne peut pas ĂȘtre affichĂ© sans votre consentement car il implique l’utilisation de cookies dĂ©posĂ©s par son fournisseur. Ces cookies peuvent notamment permettre de mesurer l'audience, personnaliser le contenu ou suivre votre navigation. Pour afficher ce contenu, vous pouvez : ParamĂ©trer vos choix afin d'accepter uniquement les cookies liĂ©s Ă  ces contenus tiers en cliquant sur « ParamĂ©trer les cookies ». Vous pouvez Ă  tout moment modifier vos choix et retirer votre consentement en cliquant sur « ParamĂ©trage des cookies » figurant en bas de page de ce site. Pour en savoir plus, vous pouvez Ă©galement consulter notre politique de protection des donnĂ©es personnelles . Sans votre consentement, ce contenu ne peut pas ĂȘtre affichĂ© ParamĂ©trer les cookies Les États-Unis exportent actuellement plus de 1,5 million de barils de diesel par jour, ce qui en fait de trĂšs loin le premier exportateur mondial, alors que les exportations de la Russie et de l'Arabie saoudite ont nettement chutĂ© ces derniers mois en raison des guerres. Le Club : "PĂ©trole, le coĂ»t du transport maritime vient de doubler en une semaine !" – 21/09 28:06 Comme les autres pays europĂ©ens, la France n'a plus suffisamment de raffineries pour ĂȘtre "auto-suffisante" sur le diesel. La moitiĂ© du gazole consommĂ© dans le pays est donc importĂ©e. L'an passĂ©, le premier fournisseur de l'Europe Ă©tait l'Arabie saoudite, dont les exportations sont dĂ©sormais limitĂ©es par le conflit au Moyen-Orient. Dans ce contexte, le tarissement des exportations de diesel des États-Unis causerait un choc colossal sur le marchĂ© mondial, causant vraisemblablement un emballement des prix Ă  la pompe. Jusqu'oĂč? Difficile Ă  dire. Mais la seule menace contribue Ă  tirer les cours vers le haut. Les contrats europĂ©ens de gazole ont grimpĂ© de 7% mercredi, comme l'a relevĂ© La Tribune . Dans une note, l'analyste Sylvain Bersinger envisage un bond jusqu'Ă  3,9 euros le litre en France. Pression des rĂ©gions rurales Le choc n'Ă©pargnerait sans doute pas les États-Unis. À court terme, l'interdiction d'exporter pourrait temporairement rĂ©duire les prix du diesel aux États-Unis, soulageant notamment les agriculteurs. Mais Ă  terme, les automobilistes amĂ©ricains ne seraient pas Ă©pargnĂ©s. Un dirigeant du secteur pĂ©trolier amĂ©ricain a estimĂ© auprĂšs de CNBC que cela ferait grimper les prix du diesel de 30 centimes le gallon aux États-Unis. "La demande totale amĂ©ricaine pourrait ĂȘtre insuffisante pour satisfaire toute la capacitĂ© d’extraction et de raffinage des États-Unis (c’est bien pourquoi le pays exporte), ce qui pourrait mettre une partie de l’industrie pĂ©troliĂšre amĂ©ricaine Ă  l’arrĂȘt", estime ainsi l'analyste Sylvain Bersinger. Ces derniĂšres heures, le lobby amĂ©ricain du pĂ©trole freine ainsi des quatre fers. "Restreindre les exportations d’énergie amĂ©ricaines ne ferait qu’aggraver le problĂšme, accentuant les difficultĂ©s de raffinage et pĂ©nalisant finalement les consommateurs", a prĂ©venu Mike Sommer, le patron de l'Americain Petroleum Institute (API). Mais, en parallĂšle, le prĂ©sident Trump est soumis Ă  d'intenses pressions politiques, venant notamment des rĂ©gions agricoles, Ă  un mois et demi des Ă©lections de mi-mandat . Aux États-Unis, le diesel est en effet le carburant des tracteurs. Dans l'Iowa, oĂč les prochaines Ă©lections s'annoncent trĂšs serrĂ©es, le sĂ©nateur Chuck Grassley multiplie ainsi les appels Ă  interdire les exportations pour tenter de convaincre ses Ă©lecteurs ruraux, alors que les prix du diesel ont quasiment Ă©tĂ© multipliĂ©s par deux. Pour aller plus loin : CARTE. 45 euros d'Ă©conomies en faisant son plein en Espagne plutĂŽt qu'en France: qui paie son carburant le moins cher en Europe (et le plus cher)? Sujets liĂ©s : Energie Union europĂ©enne Auto États-Unis