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L'État va accorder un prêt de 2 millions d'euros à l'usine de pâte à papier Fibre Excellence, en Haute-Garonne, actuellement en redressement judiciaire. Mi-septembre, le tribunal de commerce a accordé un nouveau délai de trois mois au dernier fabricant de pâte à papier en France, afin que les repreneurs potentiels finalisent leurs offres.
L'Etat a annoncé qu'il va accorder un prêt de deux millions d'euros à la société Fibre Excellence, située à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et en redressement judiciaire depuis fin avril, selon un arrêté publié dimanche au Journal officiel.
"Le prêt sera versé par BpiFrance Assurance Export au nom de l'Etat selon les modalités décrites dans le contrat de prêt entre la SAS Fibre Excellence Saint-Gaudens et BpiFrance Assurance Export", est-il écrit dans cet arrêté précisant que ce prêt est réalisé au titre du programme du Fonds de développement économique et social (FDES).
Dernier producteur de pâte à papier en France, le groupe Fibre Excellence espère le sauvetage de son usine de Saint-Gaudens, située près de Toulouse,
en redressement judiciaire depuis fin avril
. Début septembre, le ministre de l'Industrie, Sébastien Martin, a écarté l'option d'une nationalisation, même temporaire, de l'usine de Saint-Gaudens, notamment demandée par
la région Occitanie
, pour laisser le temps à un partenariat industriel de se former", faute de solution immédiate de reprise de l'usine.
Pour l'heure,
selon les informations du bureau local de
La Tribune
, un industriel portugais issu "du secteur de la pâte à papier et des produits hydiéniques" se serait manifesté. Le 15 septembre, le tribunal de commerce de Toulouse a accordé un nouveau délai de trois mois pour Fibre Excellence, afin que les investisseurs potentiels finalisent leurs offres. Une décision qui suit la requête du ministère public, qui avait demandé un délai de trois mois lors de l'audience du 8 septembre dernier.
La mise en sécurité de l'usine de Tarascon dans un bras de fer
Par ailleurs, vendredi, L'État a repris la main
dans la mise en sécurité de l'autre usine de Fibre Excellence, située à Tarascon
(Bouches-du-Rhône) et en cessation d'activité, pour pallier "l'incurie" du liquidateur judiciaire qui avait poussé d'ex-salariés à relancer eux-mêmes le complexe industriel.
Depuis début septembre, la mise en sécurité de ce site classé Seveso seuil bas est au coeur d'un bras de fer entre le liquidateur judiciaire, la préfecture et les anciens salariés. En cause:
l'arrêt début septembre par le liquidateur judiciaire
, contre l'avis des ex-salariés, de certaines installations électriques ayant conduit à la mise à l'arrêt partielle du système de défense incendie de l'usine et de sa station d'épuration dont le but est de recueillir les rejets accidentels de produits chimiques dans le Rhône.
Le 1er septembre,
50 m3 de "liqueur noire" ont été accidentellement déversés dans une zone de rétention
et 6 m3 dans cette station d'épuration désormais inexploitable.
"Cet incident démontre qu'un incident de type déversement est susceptible de se produire sur le site", alerte la préfecture dans son arrêté de cinq pages, dont l'AFP a obtenu une copie, transmis jeudi au liquidateur judiciaire.
Onze tonnes de bois et d'importants produits chimiques, notamment du peroxyde d'hydrogène, du propane ou du fioul lourd, sont toujours présents sur place.
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