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Le concurrent des TGV de la SNCF, qui peine déjà à remplir ses rames, fera circuler 20% de trains en moins pendant les premiers mois de l'année prochaine, selon nos informations.
Coup de frein pour Trenitalia en France. L'opérateur italien qui concurrence les TGV de la SNCF depuis fin 2021 va devoir réduire son offre, au moins pendant les premiers mois de 2027.
Selon nos informations, la compagnie va réduire de 20% ses "Frecciarossa" sur les lignes Paris-Lyon-Milan et Paris-Marseille, soit 144 trains par semaine au lieu de 180 avec notamment deux allers-retours quotidiens de moins sur Paris-Lyon la semaine (sur un total de 14).
On sait que la filiale de l'opérateur historique transalpin
a encore des résultats mitigés
en France avec un taux de remplissage insuffisant (45% en moyenne vers Lyon et Marseille) et des pertes financières qui s'accumulent, 150 millions d'euros environ entre 2022 et 2024, notamment à cause du montant élevé des péages.
Phase de "haute maintenance"
Interrogé par BFM Business, l'opérateur confirme devoir retirer des trains mais pour des raisons de maintenance.
"Trenitalia France confirme que des ajustements de son offre sont prévus au début de l’année 2027 pour des raisons industrielles. À ce stade, nous ne confirmons toutefois ni le nombre exact de trains concernés ni le pourcentage de réduction évoqué. Après cinq années de circulation, certaines de nos rames doivent en effet entrer dans une phase de "haute maintenance", qui correspond à une étape normale de leur cycle de vie."
La compagnie assure que "cette opération est obligatoire et indispensable à la sécurité ferroviaire" et "nécessite l’immobilisation de chaque rame pendant plusieurs semaines afin de vérifier en profondeur l’ensemble de ses composants et de procéder, si nécessaire, à leur remplacement".
Et de poursuivre: "Les rames seront immobilisées successivement. Néanmoins, avec une flotte de neuf rames, l’immobilisation temporaire de l’une d’entre elles nécessite d’adapter ponctuellement notre offre. Ces ajustements ont été concentrés sur les premiers mois de l’année afin d’en limiter au maximum l’impact pour les voyageurs et de disposer d’un maximum de matériel vérifié et sécurisé pour la haute saison".
C'est donc un nouvel obstacle pour la compagnie qui avait déjà été durement perturbée par l'impact prolongé de la fermeture de la vallée de la Maurienne après l'éboulement de 2023, coupant ses liaisons vers Milan. Si Trenitalia n'a pas annoncé de nouvelles lignes en France, l'objectif affiché pour 2026-2027 est de consolider l'offre existante (notamment vers Marseille) et fidéliser.
Or, le volume et le remplissage sont déterminants pour tenter d'atteindre la rentabilité sur ces lignes où les péages sont parmis les plus chers (ils représentent jusqu'à 40% du prix d'un billet). Avec des trains en moins, le défi sera encore plus difficile.
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