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La ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, assure qu’il n’y a aucun risque de pénurie de carburant, malgré des difficultés logistiques touchant 10% des stations, surtout chez Totalenergies.
"Il n'y a aucun risque de pénurie" de carburant, a assuré Maud Bregeon, la ministre de l'Énergie, sur France 2 ce mardi 15 septembre, en précisant que 10% des stations-service françaises présentaient des problèmes d'approvisionnement sur au moins un carburant, essentiellement celles de Totalenergies.
"90% des stations n'ont aucune difficulté d'approvisionnement. Il y a une difficulté particulière sur le réseau Totalenergies. Ils ont mis en place des plafonnements à la pompe, ce qui entraîne une augmentation des volumes vendus. Or, derrière, la chaîne logistique reste celle d'hier", a expliqué la ministre de l'Énergie.
Maud Bregeon précise que "tous les moyens sont mis en œuvre" pour tenter de résoudre ces soucis logistiques et que des dérogations "pour permettre de faciliter le transport, notamment le dimanche" seront déployées si besoin.
Le réseau Totalenergies a connu plusieurs ruptures de ce type depuis le début de la guerre au Moyen-Orient,
notamment lors du week-end de Pâques
. Deux stations sur trois de l'énergéticien étaient alors en rupture d'au moins un carburant.
La flambée des carburants se poursuit
Face à la hausse des prix à la pompe, la ministre de l'Énergie a indiqué "ne fermer aucune porte". "Le
guichet pour l'aide aux grands rouleurs
est ouvert jusqu'à la fin du mois. 1,5 million de Français ont droit à cette aide de 100 euros et n'en ont pas fait la demande. Je les invite à le faire. C'est facile, ce guichet n'est pas une usine à gaz", a-t-elle insisté.
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En France,
le litre de SP95-E10, l’essence la plus consommée, s’est vendu en moyenne 2,133 euros la semaine dernière
, tandis que le gazole a atteint 2,312 euros. Les prix s'approchent de la barre inédite des 3 euros dans certaines stations d'autoroute.
Ces niveaux très élevés forcent les automobilistes à réduire leur consommation. Sur
RMC
ce lundi, Philippe Casbas, président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), a indiqué que la France vient d’enregistrer pour la première fois cinq mois consécutifs de baisse de sa consommation de carburants, d’avril à août. Sur l’ensemble de l’année 2026, les volumes vendus reculent de 5% à 6%. La baisse a même atteint 6,6% en août sur un an, dont 9,2% pour le gazole.
Pour aller plus loin
:
"Plus rien n’est invraisemblable": en France, en Allemagne, aux Pays-Bas (mais pas en Espagne), le gazole à 3 euros n'est plus exclu, mais il faudrait un choc d'une rare violence
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