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Actualité publiée le 14/09/26 15:58
USA: Wall Street ouvre en repli, minée par les doutes sur l'IA et la nouvelle ascension du pétrole
La Bourse de New York a ouvert en repli lundi,
pénalisée par les interrogations au sujet de la poursuite du
développement l'intelligence artificielle (IA) et par la nouvelle
progression des cours du pétrole.
En début de séance, l'
indice Dow Jones
cédait 0,3%,
à 52.421 points, tandis que le S&P 500 reculait de 0,7%, à
7.601 points. Pour sa part, le Nasdaq Composite, riche en valeurs
technologiques, fléchissait de 0,9%, à 26.107 points.
Au cours du week-end, plusieurs grands noms de l'IA ont formulé des
mises en garde à propos de cette technologie, ce qui pèse
fortement lundi sur les actions des fournisseurs d'équipements pour
les centres de données, comme les fabricants de semi-conducteurs.
Alors que sa société a déposé en juin un document
d'introduction en Bourse préliminaire, le directeur
général d'Anthropic, Dario Amodei, a exhorté le secteur
de l'IA à ralentir le développement des modèles d'IA de
pointe afin de disposer de suffisamment de temps pour garantir que cela
se fasse en toute sécurité. Le président-directeur
général de SpaceX, Elon Musk, a appuyé ces propos,
estimant que l'IA est potentiellement plus dangereuse que l'énergie
nucléaire.
Parallèlement, dans un entretien accordé à Fortune, le
directeur général d'OpenAI, Sam Altman, a indiqué que
l'entreprise n'entrerait probablement pas en Bourse cette année en
raison des préoccupations en matière de sécurité.
"Je pense en fait que, compte tenu de tout ce qui se passe en
matière de sécurité, le moment serait mal choisi pour une
introduction en Bourse, et nous ne ressentons aucune pression à ce
sujet."
Les interrogations sur le futur rythme de développement de l'IA
s'accompagnent d'une nouvelle hausse des cours du pétrole à la
suite de la fermeture de l'oléoduc saoudien permettant
d'éviter le détroit d'Ormuz et de la prise par les rebelles
houthis, alliés de l'Iran, d'une partie de la bande
côtière du Yémen bordant le détroit stratégique
de Bab-El-Mandeb en mer Rouge. L'Arabie saoudite disposerait de stocks
permettant de poursuivre ses exportations pendant encore cinq à
sept jours, selon Reuters. Si le pipeline n'était pas remis en
service entre-temps, ce serait jusqu'à 4% de l'approvisionnement
mondial en pétrole qui disparaîtrait.
En réaction aux inquiétudes au sujet de l'approvisionnement,
le contrat d'octobre sur le baril de brut léger américain
(WTI) montait de 4,1%, à 104 dollars, tandis que le
brent
à
échéance en novembre prenait 4,4%, tout proche des 110
dollars.
Les craintes d'inflation ont conforté la semaine dernière
l'hypothèse d'un relèvement de ses taux par la Réserve
fédérale (Fed) lors de sa réunion de cette semaine. Sur
le marché des contrats à terme sur les fonds
fédéraux, la probabilité d'une hausse de 25 points de
base du taux directeur de la Fed mercredi se situe à plus de 88%,
contre 62% lundi dernier. Celle d'une augmentation supplémentaire
d'un quart de point de pourcentage avant la fin de l'année est
également majoritaire, selon l'outil FedWatch du CME.
Le taux de l'obligation du Trésor à 10 ans montait de 1 point
de base, à 4,987%, un niveau quasiment inédit depuis 2007. Sur
le marché des changes, l'indice DXY, qui mesure la valeur du billet
vert face à un panier de devises, gagnait 0,5%, à 99,58
points.
EVENEMENTS A VENIR:
Pas d'indicateur majeur à l'agenda.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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