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La présidente de l'Occitanie et les présidents des régions Auvergne-Rhône Alpes et Nouvelle Aquitaine dénoncent plusieurs décennies de sous-investissement dans le rail.
Problèmes chroniques sur les lignes Intercités Paris-Clermont Ferrand ou Paris-Toulouse, dessertes fines abandonnées ou en souffrance à cause de leur vétusté..., les élus des régions Occitanie, Auvergne-Rhône Alpes et Nouvelle Aquitaine s'inquiètent de la situation du ferroviaire et en appellent à l'État.
"Après plusieurs décennies de sous-investissement, de nombreuses lignes de desserte fine du territoire comme plusieurs grands axes interrégionaux présentent aujourd’hui un niveau de vétusté préoccupant. Les ralentissements se multiplient, les temps de parcours s’allongent et le risque de nouvelles fermetures fragilise la cohésion, l’attractivité et l’avenir du Massif central" dénoncent
Carole Delga, présidente de la région Occitanie
, Fabrice Pannekoucke (Auvergne-Rhône Alpes) et Alain Rousset (Nouvelle Aquitaine) dans une lettre adressée au gouvernement.
Ils rappellent que ce réseau ferré représente un "patrimoine et une infrastructure d'intérêt national", qui irrigue "un cinquième de la superficie de la France métropolitaine", et relie plusieurs grandes régions. "Le Massif central ne demande pas un traitement privilégié. Il demande que son avenir soit enfin pleinement intégré à la stratégie nationale des mobilités. Préserver et moderniser son réseau ferroviaire, c’est agir à la fois pour la cohésion nationale, la transition écologique, la compétitivité économique et l’égalité d’accès aux services. Nous demandons donc à l’État d’ouvrir sans délai une concertation nationale et de construire, avec les Régions et SNCF Réseau, une vision ambitieuse, cohérente et financée jusqu’en 2040", poursuivent-ils.
Les trois Régions rappellent que la régénération et la modernisation des infrastructures ferroviaires relèvent de la responsabilité de l’État et nécessitent désormais des moyens dépassant largement les capacités des seules collectivités territoriales. Elles demandent notamment à l'Etat de garantir durablement la pérennité des lignes de desserte fine du territoire, de moderniser les grands axes ferroviaires reliant les principales agglomérations du Massif central, d'améliorer la qualité, la fréquence et les temps de parcours des dessertes nationales et régionales.
700 millions d'euros pour de nouveaux trains et 1,3 milliard pour régénérer les lignes
Pour autant, face à ces importantes difficultés, l'Etat n'est pas resté inactif. Il a commandé en 2019,
28 nouveaux trains à l'espagnol CAF
pour 700 millions d'euros (+100 millions pour de nouveaux centres de maintenance). Ces trains Intercités (qui relèvent de la responsabilité de l'Etat) arriveront l'an prochain et remplaceront les Corail vieux de 40 ans tractés par des locomotives hors d'âge qui multiplient les pannes. Ils seront utilisés sur les lignes Paris-Clermont et Paris-Limoges-Toulouse.
Dans le même temps, d'importants travaux de régénération du réseau ont commencé en 2025. "Principal chantier ferroviaire actuellement mené aux côtés de la ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse, la régénération et la modernisation de la ligne Clermont-Ferrand permettent déjà de réduire le nombre de retards liés aux infrastructures. Au total, ce sont 1,3 milliard d’euros qui auront été investis entre 2018 et 2027 par l’Etat, à travers SNCF Réseau, ainsi que la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont 185 millions d’euros en 2026", peut-on lire dans un communiqué du ministère des Transports.
"L’effort pour la régénération du réseau sera poursuivi au-delà de 2027. Entre 2028 et 2031, de nouveaux investissements à hauteur de 450 millions d’euros seront réalisés sur la ligne". Reste désormais à porter l'effort sur les lignes de dessertes fines, les régions concernées rappelant qu'elles ont "pleinement assumé leurs responsabilités" en "investissant massivement dans le renouvellement du matériel roulant (nouveaux TER, NDLR) et le développement des dessertes régionales".
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