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La fermeture du site de Chasseneuil-du-Poitou, qui emploie 145 personnes dans la Vienne, est programmée en mars 2028 et se traduira par un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
Schneider Electric va réorganiser des sites industriels en France pour "renforcer sa compétitivité", prévoyant la fermeture d'une usine dans la Vienne et le regroupement d'autres dans l'Eure, où est prévu un investissement de 150 millions d'euros, selon la direction mercredi. Un comité social et économique (CSE) extraordinaire s'est tenu mercredi pour présenter ce plan aux représentants des salariés du
géant français des équipements électriques
. La fermeture du site de Chasseneuil-du-Poitou, qui emploie 145 personnes dans la Vienne, est programmée en mars 2028 et se traduira par un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
Il sera proposé aux personnes concernées d'intégrer d'autres sites du groupe partout en France, avec au minimum deux propositions de reclassement par salarié, au besoin avec requalification professionnelle, précise Schneider Electric. Le groupe va aussi accompagner les salariés seniors volontaires vers une "transition adaptée", ainsi que des projets professionnels hors du groupe pour ceux qui le souhaitent, a-t-il ajouté.
"Des marchés qui ont des tendances contradictoires"
En Normandie, Schneider Electric prévoit de rassembler en un seul site situé à Évreux les activités de production et de recherche et développement (R&D) des sites voisins de Beaumont-le-Roger, où travaillent 287 personnes, Le Vaudreuil (294 employés), et Pacy-sur-Eure (166 employés). Le groupe veut investir plus de 150 millions d'euros dans la préfecture de l'Eure pour y installer un bâtiment de 40.000 m2.
L'objectif est de "rassembler les expertises dans un même lieu pour obtenir une synergie afin d'améliorer la performance globale industrielle", a déclaré Laurent Batal, directeur stratégie industrielle chargé du projet.
Schneider Electric va également renforcer son site de Dijon, où travaillent 330 personnes. Il s'agit d'un "projet industriel majeur" pour l'entreprise, visant à "asseoir de manière durable son empreinte sur le territoire" et "renforcer sa compétitivité industrielle" en France, a ajouté Laurent Batal.
Selon lui, le groupe "fait face à des marchés qui ont des tendances contradictoires". Ceux autour de l'électrification et de la numérisation,
des centres de données
et du nucléaire aux réseaux électriques, "ont de bonnes tendances sur lesquelles on a besoin d'investir et de travailler sur nos capacités". Les marchés plus matures (logement, résidentiel) ont "des volumes stables et des perspectives relatives" et "sont soumis à une forte pression sur le prix". Schneider Electric emploie 15.000 personnes en France, dont 6.400 travaillent dans des métiers autour du monde industriel, des usines et fonction support.
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