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Le président de la République s'est rendu mercredi à la première édition du Sommet spatial international au Grand Palais. Il a déclaré que plus de 50 annonces d'engagements financiers ont été faites à l'occasion de l'événement, pour un montant total d'environ 20 milliards d'euros.
Et si le sommet international sur l'espace était finalement une réussite? Emmanuel Macron s'est rendu mercredi au Grand Palais où se tient l'événement
boudé par les géants américains et en l'absence du chancelier allemand
, pourtant co-hôte. Lors de sa prise de parole à l'issue d'une table ronde avec des astronautes dont Thomas Pesquet, le président de la République a donné quelques chiffres significatifs sur les montants engagés à l'occasion de cette première édition du sommet.
Pas moins de 51 annonces d'engagements financiers ont été faites pour un montant total d'environ 20 milliards d'euros. Sur ces 20 milliards d'euros, environ un quart correspond à des contrats et des investissements. Les trois quarts restants, 15,7 milliards d'euros, sont liés à la concession du futur réseau IRIS² annoncée par la Commission européenne. Il s'agit d'un projet européen de constellation de satellites, qui doit fournir aux États membres des communications sécurisées pour la gestion de crises.
"Ce sommet de l’espace est une opportunité unique car plus de 50 projets vont être signés, des projets entre la France et l’Allemagne, de gros investissements. Nous allons avoir une série d’opportunités, d’investissements et de partenariats communs pour renforcer l’industrie spatiale européenne mais aussi les partenariats avec plein d’autres pays: 90 pays sont représentés lors de ce sommet."
Amazon Leo signe pour six lancements supplémentaires par Arianespace
Parmi les signatures majeures déjà survenues, Amazon Leo et Arianespace ont signé mercredi à Paris un contrat pour six lancements supplémentaires de satellites, portant le total prévu à 24. L'annonce de ces lancements par Arianespace pour la filiale du groupe fondé par le milliardaire américain Jeff Bezos a été faite à l'occasion du sommet international de l'espace, organisé à Paris, initié par le président français Emmanuel Macron.
L'autre groupe de Bezos, Blue Origin, ainsi que la société SpaceX d'Elon Musk sont absents
, ayant déclaré forfait sur fond de rumeurs de pression de la Maison Blanche.
"Nous sommes très heureux de franchir cette nouvelle étape", a déclaré David Cavaillolès, président exécutif d'Arianespace, pour qui ces nouveaux contrats témoignent "de la confiance accordée à Ariane 6, à ses performances et à sa fiabilité".
En 2022, deux ans avant son entrée en service, "nous avons fait un pari sur Ariane 6, sur l'entreprise, sur leurs équipes, sur le lanceur et, plus largement, sur la capacité de lancement européenne. Et ce pari a porté ses fruits", a déclaré Chris Weber, un responsable d'Amazon Leo. À ce jour, Ariane 64, la version à quatre boosters la plus puissante d'Ariane 6, a lancé depuis Kourou, en Guyane française, et placé en orbite basse 100 satellites pour la constellation d'Amazon Leo.
Un accord entre Arianespace et le groupe finlandais Iceye
Le vol de juin, lançant 36 satellites dans l'espace, représente "la charge commerciale la plus importante jamais envoyée dans l'espace", a précisé Chris Weber. Selon ce responsable d'Amazon Leo, la constellation de ce dernier compte actuellement "un peu moins de 400 satellites en orbite au total, ce qui est suffisant pour commencer à fournir le service". L'objectif final est de dépasser 3.200 satellites. "Les engagements de long terme de clients comme Amazon Leo contribuent à la montée en puissance du lanceur" et à "renforcer nos capacités pour répondre aux besoins de tous nos clients, tout en garantissant à l'Europe les moyens de déployer ses infrastructures spatiales critiques", a souligné David Cavaillolès.
"C'est cette complémentarité entre missions commerciales et institutionnelles qui fait la force d'Ariane 6", a-t-il conclu.
Arianespace a par ailleurs annoncé un accord en vue du lancement futur des satellites d'observation terrestre du groupe finlandais Iceye. Cette société, qui compte un millier de salariés, fournit ses services à sept Etats européens, à des fins de défense et renseignement, de surveillance de l'environnement et de gestion des assurances et des situations d'urgence. "Ce partenariat illustre notre engagement pour maintenir un accès souverain à l'espace", a commenté David Cavaillolès, cité dans un communiqué.
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