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D'après un sondage Elabe pour BFMTV, alors que les prix des carburants continuent de flamber, les Français fixent en moyenne à 1,84 euro le litre d'essence ou de gazole comme seuil au delà duquel le prix deviendrait trop cher et inacceptable.
Face au conflit au Moyent-Orient, le budget des Français se resserre. Selon un sondage Elabe "Opinion en direct" pour BFMTV, les automobilistes fixent à 1,84 euro
le litre d'essence ou de gazole
, le seuil de prix au-delà duquel faire le plein de son véhicule deviendrait trop cher et inacceptable. Et cette limite psychologique est en baisse de 9 centimes par rapport à avril dernier.
Précisément, 45% des personnes interrogées fixent ce seuil en dessous de 2 euros, dont 28% l'établissent à moins de 1,80 euro. Près d'un tiers (30%) des automobilistes mentionne la borne des 2 euros comme
seuil de prix inacceptable
.
À noter que cette limite varie sensiblement selon les sensibilités politiques des sondés: les électeurs du Rassemblement national (RN) la fixent plutôt à 1,77 euro, ceux du Nouveau front populaire (NFP) à 1,81 euro tandis que les macronistes (Ensemble) et les Républicains (LR) relèvent le seuil respectivement à 1,92 et 1,97 euro.
Un automobiliste sur deux déclare avoir renoncé à des déplacements
La pression inflationniste est telle que 88% des Français déclarent avoir modifié au moins une de leurs habitudes pour limiter leurs dépenses de carburants. 51% renoncent notamment à certains déplacements, 50% comparent les prix entre les stations-service et 44% regroupent plusieurs déplacements en un seul trajet.
Environ un tiers des personnes interrogées adoptent une conduite permettant de consommer moins, ne remplissent qu'une partie du réservoir, ou réduisent la distance de certains déplacements.
Marschall Truchot : 2,20 £/L, faut-il plafonner le prix des carburants ? – 08/09
21:42
Les sacrifices sont sans surprise plus fréquents parmi les foyers modestes parmi lesquels 67% disent renoncer à des déplacements contre seulement 38% des foyers aisés, soit 30 points d'écarts. La différence est un peu moins notable pour la comparaison de prix (60% pour les modestes contre 41% du côté des aisés - 19 points), et le fait de ne remplir qu'une partie du réservoir (46% contre 25%, soit 22 points).
Les salaires et pensions de retraites jugés insuffisants face au coût de la vie
Au-delà de la flambée des prix des carburants, 48% des Français interrogés citent le niveau des salaires et des pensions de retraites comme une des deux composantes du pouvoir d'achat, devant le prix des achats du quotidien (46%). La fiscalité pèse aussi pour 43% des sondés et 41% mentionnent le poids des dépenses fixes et contraintes comme le loyer ou les factures d'électricité ou de gaz.
Et cela se ressent financièrement parlant: trois Français sur 10 se disent régulièrement à découvert, en moyenne le 17 du mois. 29 déclarent avoir été à découvert plusieurs fois au cours des douze derniers mois, dont 15% "tous les mois ou presque", une proportion qui demeure toutefois stable par rapport à mai dernier.
En moyenne, les personnes interrogées estiment qu'il leur manque 530 euros par mois pour vivre convenablement.
Le sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 1.014 personnes, représentatifs des résidents de France métropolitaine, âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.
Pour aller plus loin
:
Le carburant flambe beaucoup plus que le pétrole brut et ça intrigue les banquiers centraux: quel est ce phénomène qui fait bondir les prix à la pompe?
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