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Retard du TGV M, complications techniques... La SNCF reporte à mi-2028 le lancement de ses activités en Italie

📅 10/09/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
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Initialement, SNCF Voyageurs souhaitait lancer à l'automne 2027 pas moins de 18 liaisons entre Turin et Rome, et entre Turin et Venise, via Milan avec 15 de ses tout nouveaux TGV M. Nouveau coup de frein dans les ambitions de la SNCF en Italie. Selon la presse italienne, la compagnie française a décidé de reporter au second trimestre 2028 le lancement de ses offres à de l'autre côté des Alpes. L'information a été confirmée par le groupe à BFM Business ce mercredi. "Le projet de développement sur le marché domestique italien de la grande vitesse se poursuit selon un calendrier mis à jour, avec l’objectif d’un service qui devrait débuter au deuxième trimestre 2028. C'est un planning qui peut être mis à jour en fonction de l'avancement du projet", prévient l'opérateur. Initialement, SNCF Voyageurs souhaitait lancer à l'automne 2027 pas moins de 18 liaisons entre Turin et Rome, et entre Turin et Venise, via Milan avec 15 de ses tout nouveaux TGV M. Le groupe assure que ce report "est attribuable à plusieurs facteurs qui ne dépendent pas de SNCF Voyageurs, à savoir: la livraison des matériels roulants ainsi que leur processus d’homologation et d’autorisation en Italie, qui est plus complexe qu’en France". Rappelons que le TGV M a également beaucoup de retard en France et son lancement commercial a plusieurs fois été reporté (il doit être lancé finalement en septembre). La question sensible de l'accès à la maintenance "Ce processus (d'homologation) ne peut commencer qu’une fois le matériel roulant disponible et par ailleurs ont émergé de nouvelles interprétations et exigences réglementaires qui n’étaient pas prévues initialement; l’indisponibilité des installations de maintenance en Italie, essentielles au démarrage des opérations, et ce malgré les initiatives que nous avons prises et les procédures de sanction actuellement en cours devant l'Autorité de régulation des transports (ART)", explique la SNCF. Une chose est sûre, rien ne se passe vraiment comme prévu dans cette campagne de conquête de l'Italie. Après avoir été freinée en matière de sillons (horaires) proposés (la SNCF a finalement presque obtenu gain de cause après une plainte et un intense lobbying politique), elle n'a toujours pas obtenu l'assurance d'un accès à l'un des centres de maintenance de l'opérateur historique à Naples Gianturco. En mars dernier, elle exigeait d'avoir "la certitude" de pouvoir y accéder, tout comme Trenitalia accède aux ateliers de SNCF Voyageurs en France. Sans cet accès, impossible de circuler en Italie à moins de renvoyer chaque soir ses trains en France, ce qui coûte une fortune. Limiter l'accès à la maintenance semble devenir une arme pour freiner les ambitions concurrentielles en Europe, comme en Espagne par exemple. Selon la presse italienne , ce report a été annoncé fin juillet aux autorités italiennes. De quoi provoquer l'ire du gestionnaire italien du réseau (RFI) qui reproche à la SNCF d'avoir communiqué trop tard sa décision de reporter le lancement italien. Pour RFI, ce retard de communication aurait compliqué l'élaboration des horaires et la mise en place des solutions de repli, engendrant des "charges et des impacts organisationnels". "Ces quelques mois de retard ne remettent pas en question ce projet de long terme, destiné à transformer le transport à grande vitesse en Italie. SNCF Voyageurs reste pleinement engagé dans ce projet et convaincu de la valeur qu'il générera", assure néanmoins la compagnie. Pour le groupe, ce lancement est crucial car il s'inscrit dans l'objectif de doubler en moins de 10 ans le nombre de ses passagers en Europe afin de compenser ses pertes de parts de marché en France avec le développement de la concurrence sur ses lignes les plus rentables comme Paris-Lyon . Sujets liés : Transports Olivier Chicheportiche Conso Union européenne SNCF