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Actualité publiée le 09/09/26 16:40
Hausse des taux souverains: UBS redoute l'effet de contagion sur les actions américaines
Les Etats-Unis semblent particulièrement
vulnérables si les inquiétudes liées au marché
obligataire se répercutent sur le marché boursier,
prévient dans une note publiée mercredi UBS. La banque suisse
rappelle que la crise au Moyen-Orient, l'inflation, les
préoccupations budgétaires dans les pays fortement
endettés et les importants besoins de financement de la dette dans
la filière de l'intelligence artificielle (IA) font grimper les
taux des obligations d'Etat à des niveaux qui n'avaient plus
été observés depuis avant la crise financière
mondiale de 2007-2008. Dans le même temps, les valorisations des
actions restent bien plus élevées, en particulier aux
Etats-Unis.
UBS fait cependant remarquer que si les marchés obligataires se
sont de plus en plus concentrés sur les risques
macroéconomiques et les excédents d'offre de titres, les
marchés boursiers ont, jusqu'à présent, largement
ignoré ces préoccupations pour récompenser les solides
rendements du capital et la croissance des entreprises, sous l'impulsion
des valeurs liées à l'IA.
Pour autant, souligne-t-elle, les épisodes de "justiciers
obligataires" ("bond vigilante": investisseurs institutionnels vendant
des obligations d'Etat lorsqu'ils estiment que la politique
budgétaire n'est pas durable ou qu'elle est inflationniste) restent
rarement circonscrits historiquement, compte tenu des difficultés
à réduire les déficits sans freiner la croissance, ni
alimenter l'inflation.
La banque suisse estime que les actions américaines semblent
particulièrement vulnérables à un effet de contagion.
Elle fait ainsi remarquer que de nombreuses actions américaines, en
particulier celles de la chaîne de valeur de l'IA, affichent des
valorisations élevées qui supposent une génération
de flux de trésorerie futurs record, ce qui rend leurs
valorisations très sensibles à une hausse du coût du
capital. Des taux plus élevés augmentent également le
taux de rentabilité minimal requis pour que les projets de
croissance créent de la valeur. Cela vaut tout
particulièrement pour les dépenses d'infrastructure liées
à l'IA, dont le retour sur investissement potentiel est
déjà remis en question.
UBS
ajoute que le resserrement des
conditions financières met généralement à rude
épreuve les entreprises les plus fragiles.
Elle s'inquiète enfin que les effets de cette contagion soient plus
importants aujourd'hui, compte tenu de la croissance des marchés
privés, qui s'accompagne d'une visibilité limitée sur les
risques liés à ce secteur et sur leurs implications
potentielles en cascade pour les sociétés cotées.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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