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Le constructeur automobile britannique a été exclu mercredi soir du Footsie 250, indice majeur de la Bourse de Londres. Depuis le début de l'année, l'action Aston Martin a dévissé de 45%, plombée par une dette colossale et un marché automobile mondial en crise.
Aston Martin franchit une nouvelle étape symbolique dans sa descente aux enfers. Le constructeur automobile britannique a été exclu mercredi soir du Footsie 250, indice majeur de la Bourse de Londres. Depuis le début de l'année, son action a dévissé de 45%.
La célèbre marque, indissociable de la saga James Bond, subit de plein fouet les turbulences qui frappent l'ensemble du secteur automobile européen.
Depuis son introduction en bourse il y a 8 ans
, le titre s'est littéralement effondré, affichant une perte de valeur de plus de 99%. La marque souffre particulièrement du ralentissement du marché chinois, mais subit également les répercussions directes des tensions commerciales mondiales et des conflits au Moyen-Orient. Face à des pertes financières croissantes, le groupe avait déjà dû annoncer en février dernier un plan de réduction de 20% de ses effectifs.
Une dette de plus d'un milliard d'euros et un plan de secours controversé
Au cœur du problème figure une dette abyssale
qui dépasse aujourd'hui le milliard d'euros. Pour tenter de sortir la tête de l'eau, le constructeur a conclu en juillet un accord financier crucial avec HPS, un fonds d'investissement détenu par le géant américain BlackRock. Cette transaction lui a permis d'obtenir une injection de liquidités de 700 millions de dollars.
Mais ce sauvetage de dernière minute suscite une vive contestation. Plusieurs créanciers jugent en effet l'opération particulièrement opaque et ont décidé de porter l'affaire en justice pour faire valoir leurs droits.
Des actionnaires puissants mais frileux
Cette situation financière critique soulève d'autant plus d'interrogations que le tour de table d'Aston Martin compte pourtant des acteurs majeurs de l'industrie et de la finance mondiale.
Le constructeur chinois Geely
ou encore le fonds souverain d'Arabie Saoudite (PIF), tous deux actionnaires de référence, n'ont pas souhaité remettre au pot pour financer la restructuration. En évitant un dépôt de bilan immédiat grâce à ce prêt de secours, la firme de Gaydon n'a peut-être fait que reculer pour mieux sauter. Selon plusieurs analystes financiers, le groupe n'a fait que repousser l'échéance et devra déployer des efforts colossaux s'il ne veut pas rapidement mourir un autre jour.
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