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Le groupe automobile Stellantis lance une nouvelle campagne de rappel internationale portant sur près d'un million de véhicules pour un problème de caméra de recul. Si l'Europe est cette fois épargnée par ce bug logiciel, cet épisode s'ajoute à une longue liste de déboires industriels et juridiques pour le constructeur.
Le constructeur franco-italo-américain fait de nouveau face à une procédure d'ampleur. Stellantis doit rappeler 955.000 véhicules dans le monde en raison d'un bug informatique empêchant l'image de la caméra de recul de s'afficher sur l'écran central. L'essentiel des véhicules concernés se concentre sur l'Amérique du Nord, avec 848.000 unités aux États-Unis, 83.000 au Canada et 8.000 au Mexique.
Le rappel vise principalement les marques américaines Ram, Chrysler, Dodge et Jeep, touchant en premier lieu des modèles phares comme les pickups Ram 1500 ou
les SUV Jeep Grand Cherokee
et Wrangler. Seuls 15.000 véhicules sont recensés dans le reste du monde, en Amérique du Sud au Moyen-Orient ou en Asie-Pacifique, épargnant ainsi le marché européen de toute campagne d'envergure.
Contrairement aux campagnes récentes liées à des défaillances mécaniques lourdes, ce problème d'affichage ne nécessite pas d'immobilisation en atelier. L'anomalie sera corrigée via une mise à jour logicielle à distance (ou "OTA" pour "over the air"). Ce n'est pas la première fois que Stellantis fait face à ce problème : en 2024, le groupe avait déjà dû mener
une procédure strictement identique et pour plus d'un million de véhicules
.
L'intérieur d'un Jeep Wrangler 4XE de 2018. © Stellantis
L'ombre des scandales Takata et BlueHDi
Ce nouveau couac intervient dans un climat de défiance renforcé par de multiples affaires de fiabilité. Le groupe reste sous la pression du scandale
des airbags défectueux Takata
, qui a donné lieu à des rappels massifs ("stop drive") et à
une action de groupe de l'association CLCV
lancée fin 2025.
En parallèle, la défaillance
des moteurs diesel 1.5 BlueHDi
a contraint le constructeur à rappeler 636.000 voitures à l'été 2025 pour un risque de fuite d'urée et de casse de chaîne d'arbre à cames.
Une accumulation de rappels au printemps 2026
La série noire s'est poursuivie au premier semestre 2026. En avril dernier,
plus de 200.000 véhicules
des marques Citroën, Peugeot, DS et Opel ont été rappelés en France pour divers dysfonctionnements informatiques ou mécaniques.
Plus impressionnant encore, en juin 2026, Stellantis a dû
rappeler 1,3 million de SUV Jeep
dans le monde en raison d'un risque d'incendie sur la batterie 12 volts, allant jusqu'à recommander aux propriétaires de garer leur voiture à l'extérieur, loin de tout bâtiment. Cette accumulation de campagnes de rappel fragilise la communication du groupe, qui assure pourtant investir massivement pour redresser sa qualité de fabrication.
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