← Retour aux articles

Velvet veut concurrencer la SNCF sur la façade ouest dès 2028: la compagnie ferroviaire obtient sa licence d'exploitation de trains à grande vitesse en France

📅 06/09/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
🔗 Voir l'article original

🏢 Entreprises mentionnées

ALSTOM (ALO.PA)

📊 Secteurs

Matériaux de base Industrie Finance Services financiers

📄 Contenu

Ce sésame est l'une des deux autorisations clés obligatoires pour pouvoir exercer une activité de transport ferroviaire en France. Velvet entend desservir la façade ouest avec ses trains à grande vitesse. Nouvelle étape pour Velvet. La compagnie ferroviaire privée annonce ce mardi avoir obtenu sa licence d'exploitation sur le réseau français. Ce sésame délivré par la direction générale des infrastructures, des transports et des mobilités (DGITM) est l'une des deux autorisations clés obligatoires pour pouvoir exercer une activité de transport ferroviaire en France. De quoi permettre "à la compagnie d’entrer réellement dans la préparation de ses futures circulations : commander des sillons, accéder aux infrastructures essentielles et structurer ses opérations", peut-on lire dans un communiqué. Cette licence garantit que l'entreprise remplit les conditions juridiques et financières pour lancer des services de trains de voyageurs en exploitation commerciale. Pour faire rouler un train, elle doit obligatoirement être accompagnée d'un Certificat de Sécurité Unique (CSU) attestant que l'entreprise maîtrise aussi les risques et son système de gestion de la sécurité. "La licence d’entreprise ferroviaire est une étape importante : elle nous autorise à aller plus loin dans la préparation de nos trains, de nos équipes et de nos procédures. Dès le départ, nous avons fait de la sécurité un réflexe : chaque décision de conception, chaque choix opérationnel est testé à cette aune. C’est cette exigence qui permettra à nos voyageurs de monter à bord en toute confiance", se félicite Rachel Picard, co-fondatrice et présidente de l'opérateur. Le projet le plus solide Alors que ses trains à grande vitesse sont en cours de fabrication du côté d'Alstom (ils s'appuient sur la même base que le TGV M de la SNCF ), cette étape permet à Velvet de consolider son planning de lancement toujours fixé à l'été 2028. La toute première rame à grande vitesse de Velvet sur le site d'Alstom à La Rochelle © OC "Pour Velvet, cette étape n’est pas une formalité administrative : elle s’inscrit dans un calendrier cadencé qui la rapproche encore de ses premières circulations en 2028. La licence vient concrétiser des mois de travail d’équipes déjà mobilisées sur le Système de Gestion de la Sécurité (SGS) et sur les procédures d’exploitation qui encadreront chaque circulation. L’obtention de la licence la rapproche des premiers tours de roue, en ancrant l’entreprise dans le cadre réglementaire français et européen et en lui permettant d’avancer sur les étapes suivantes", poursuit la compagnie. Velvet apparaît comme le projet le plus solide dans le paysage de la concurrence ferroviaire dans la grande vitesse, Le Train et Ilisto cherchant toujours des financements. Rappelons qu'après avoir dirigé Gares et Connexions, voyages-sncf.com (devenue SNCF Connect) et Voyages SNCF (l’activité TGV Inoui et Ouigo en France et en Europe), Rachel Picard fonde Proxima en 2024 et réussit le tour de force de lever un milliard d'euros auprès d'Antin Infrastructure Partners pour financer l'achat de 12 rames de trains à grande vitesse à Alstom. L'opérateur ambitionne de desservir Bordeaux, puis ensuite Rennes et Nantes depuis Paris pour répondre à une offre jugée insuffisante vers la façade ouest. Rachel Picard fait un constat simple : "il y a beaucoup de voyageurs mais pas assez de trains, 15% des gens restent à quai, nous allons donc offrir 10 millions de places en plus vers Nantes, Bordeaux, Angers... Nous allons chercher ceux qui ne trouvent pas de solution pour voyager, ceux qui trouvent que c'est trop cher, la demande est très forte, il y a une crise capacitaire jamais vue". La SNCF contre-attaque déjà Velvet entend également se différencier face à l'ogre SNCF Voyageurs et ses dizaines de TGV Inoui et Ouigo qui desservent la région. Mais il faudra ainsi encore patienter pour en savoir plus en matière de prix, de services... Choisir la façade ouest et notamment Bordeaux ne doit rien au hasard, c'est l'un des axes les plus occupés du réseau français. Mais Velvet refuse de se présenter comme un concurrent de la SNCF. "Je n'ai qu'un objectif, faire voyager les gens, on veut arriver en complément de l'offre SNCF", martèle Rachel Picard qui met en avant la force de frappe de son concurrent en nombre de TGV. Fin 2024, la compagnie nationale annonçait qu'elle allait considérablement renforcer son offre vers la façade Atlantique avec 4 millions de sièges supplémentaires et a lancé un Ouigo Train classique Paris-Bordeaux à prix cassé... Pour aller plus loin -> "Un grand défi, on est les seuls pour l'instant à l'avoir relevé": parti d'une simple idée en 2020, Velvet dévoile son premier TGV et confirme le lancement de ses offres vers l'ouest de la France en 2028 Sujets liés : Transports Olivier Chicheportiche Paris Conso Bordeaux