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"Les gens mettent le prix car il n'y pas assez de places": la patronne de Velvet assure que la gamme tarifaire du futur concurrent de la SNCF dans l'Ouest ne sera "pas du low cost"

📅 06/09/2026 à 00:00 🔗 www.bfmtv.com
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Sur BFM Business ce vendredi, la co-fondatrice de la compagnie ferroviaire privée promet une offre différente et complémentaire face à l'ogre SNCF. Quelques jours après avoir obtenu sa licence d'exploitation sur le réseau ferré français, Rachel Picard, la co-fondatrice de Velvet, confirme ce vendredi sur BFM Business que tout se met en place pour un lancement en 2028. Rappelons que l'opérateur ambitionne de desservir Bordeaux, puis ensuite Rennes et Nantes depuis Paris avec 12 trains à grande vitesse commandés à Alstom pour répondre à une offre jugée insuffisante sur la façade ouest. L'opérateur propose d'ajouter à terme 10 millions de places supplémentaires par an sur les liaisons qu'elle va exploiter par rapport à ce que la SNCF propose. Rachel Picard a souligné à plusieurs reprises que son objectif était de venir en complément des TGV de la SNCF tout en apportant une vraie différence. "On ne veut pas calquer ce que fait la SNCF", souligne-t-elle. Mais le mystère reste entier. "Vous verrez ça en 2028", lance-t-elle. "On a travaillé l'intérieur du train et les services dans le détail, on a pensé des tas de choses pour les voyageurs, on veut que les gens se sentent un peu chez eux". "Les délais sont tenus" Avec un investissement d'un milliard d'euros porté par son partenaire Antin Infrastructure Partners et le choix de desservir la façade ouest où les péages ferroviaires sont très élevés (notamment vers Bordeaux), on ne doit néanmoins pas s'attendre à des prix cassés à la Ouigo (que Rachel Picard a créé lorsqu'elle travaillait à la SNCF). La toute première rame à grande vitesse de Velvet sur le site d'Alstom à La Rochelle © OC "Non, la gamme (de prix) n'est pas du low cost, c'est un train capacitaire qui sera ouvert à beaucoup de gens, si on veut rouler toutes les heures, tous les jours, il faut adresser des gens qui à la fois partent en week-end, des gens qui vont prendre un rendez-vous dans la journée ou les fameux télétravailleurs", explique-t-elle. On peut donc s'attendre à une gamme tarifaire assez fournie, au plus près des profils de voyageurs, dynamique (selon la demande, les dates...) mais pour Rachel Picard, "les gens mettent le prix" pour des billets "parce qu'il n'y pas assez de places". Néanmoins, elle assure qu'"à partir du moment où vous mettez massivement plus de places, et 10 millions ça commence à être représentatif, automatiquement, les petits prix ne partiront plus aussi vite et vous aurez des prix abordables beaucoup plus longtemps et pour beaucoup plus de gens". L'objectif au final étant de remplir au maximum les rames, la clé pour atteindre au moins l'équilibre les premières années. Enfin, concernant les retards récurrents d'Alstom dans les livraisons de trains neufs, Rachel Picard affiche sa sérénité. "C'est un point critique pour nous mais jusqu'à présent les délais sont tenus. Les premières rames commenceront à circuler en test l'an prochain". Pour aller plus loin -> "Un grand défi, on est les seuls pour l'instant à l'avoir relevé": parti d'une simple idée en 2020, Velvet dévoile son premier TGV et confirme le lancement de ses offres vers l'ouest de la France en 2028 Sujets liés : Transports Conso Entreprises