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Le groupe aéronautique renonce provisoirement à ramener de deux à un le nombre de jours de télétravail hebdomadaires à partir du 1er septembre. Airbus souhaite désormais engager une transition plus progressive, sans toutefois abandonner son objectif de renforcer la présence sur site.
Airbus temporise sur le télétravail. La direction du groupe aéronautique a annoncé à
Ici
Occitanie, ce lundi 24 août, le report de la réduction du nombre de jours pouvant être effectués à distance. Initialement, les salariés concernés devaient passer de deux à un seul jour de télétravail par semaine à compter du 1er septembre.
Décidée début juin par le directeur général d’Airbus, Guillaume Faury, cette évolution avait provoqué la contestation de plusieurs organisations syndicales et d’une partie des salariés.
"Nous sommes une entreprise industrielle qui fabrique des biens physiques qui ne peuvent pas être produits à domicile", avait écrit le patron de l'avionneur
dans un courrier interne
, l'objectif est "d'avoir une présence sur site de quatre jours par semaine à partir de septembre".
"Accélérer la prise de décision"
Le groupe, dont le siège est installé à Blagnac, près de Toulouse, affirme désormais vouloir mettre en œuvre cette transition "de manière plus progressive", à la suite du dialogue social et du mouvement de protestation.
Airbus maintient néanmoins son ambition de "renforcer [sa] présence sur le terrain afin d’améliorer l’efficacité collective, de faciliter le transfert de connaissances et d’accélérer la prise de décision". La direction ne précise pas, à ce stade, le nouveau calendrier envisagé.
Les syndicats accueillent donc cette annonce avec prudence. La CGT dénonce à Ici un "exercice de communication" manquant de clarté et estime que ce report "ressemble à un sursis". La CFE-CGC y voit davantage "une victoire du dialogue social", tout en promettant de veiller au respect de l’accord actuellement en vigueur.
Signé en 2024 et valable jusqu’en août 2028, celui-ci permet à certains salariés d’Airbus de télétravailler jusqu’à deux jours par semaine. La réduction annoncée n’est donc pas définitivement abandonnée, mais sa mise en œuvre est, pour l’heure, repoussée.
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