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CAC 40 : La hausse des rendements obligataires fait pression sur les indices

📅 19/08/2026 à 00:00 🔗 www.tradingsat.com
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🏱 Entreprises mentionnĂ©es

Stellantis (STLA.PA) HermĂšs International (RMS.PA)

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Technologie Finance Consommation Énergie Consommation de base Services de communication Consommation discrĂ©tionnaire

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CAC 40: La hausse des rendements obligataires fait pression sur les indices mardi 18 aoĂ»t 2026 Ă  08h30 (BFM Bourse) -Cet article, en accĂšs libre, est produit par l'Ă©quipe de recherche en analyse et stratĂ©gie boursiĂšre de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunitĂ©, consultez l'intĂ©gralitĂ© des analyses et dĂ©couvrez nos portefeuilles en accĂ©dant Ă notre espace PrivilĂšges. Les marchĂ©s europĂ©ens devraient dĂ©buter la sĂ©ance du jour dans le rouge, dans un environnement dominĂ© par la remontĂ©e des rendements obligataires, la hausse du pĂ©trole et le regain des tensions au Moyen-Orient. À Paris, leCAC 40, dĂ©jĂ  en baisse de 0,66 % lundi Ă  8 579 points, est attendu en repli d’environ 0,4 % Ă  l’ouverture. Le DAX allemand devrait Ă©galement cĂ©der prĂšs de 0,5 %. La pression vient avant tout du marchĂ© obligataire. Le rendement de l’OAT française Ă  10 ans a franchi le seuil de 4 %, une premiĂšre depuis 2009, tandis que le Bund allemand Ă  10 ans Ă©volue autour de 3,20 %, au plus haut depuis quinze ans. L’écart de rendement entre les deux obligations reste particuliĂšrement Ă©levĂ©, autour de 80 Ă  90 points de base, reflĂ©tant une prime de risque accrue sur la dette française. Cette situation ne concerne toutefois pas uniquement la France. Les rendements progressent simultanĂ©ment aux États-Unis, en Europe et au Japon. Le Treasury amĂ©ricain Ă  10 ans Ă©volue autour de 4,7 %, tandis que le rendement Ă  30 ans a dĂ©passĂ© 5,3 %, son plus haut niveau depuis prĂšs de vingt ans. Au Japon, le taux Ă  10 ans approche dĂ©sormais 3 %, un sommet depuis trois dĂ©cennies. Cette tension gĂ©nĂ©ralisĂ©e s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs : des dĂ©ficits publics Ă©levĂ©s, des perspectives d’inflation toujours importantes et, surtout, une nouvelle poussĂ©e des prix de l’énergie. Pour les marchĂ©s actions, la hausse des taux longs constitue un vent contraire puisqu’elle augmente le taux d’actualisation appliquĂ© aux bĂ©nĂ©fices futurs et rend parallĂšlement les obligations plus attractives. La sĂ©ance de lundi avait dĂ©jĂ  illustrĂ© cette prudence en Europe. LeCAC 40a terminĂ© en baisse de 0,66 % Ă  8 579 points, le DAX a perdu 0,38 % et le STOXX 600 a reculĂ© de 0,22 %. À Paris,STMicroelectronicss’est distinguĂ© avec une hausse de 5,15 %, dans le sillage de la bonne tenue du secteur des semi-conducteurs. À l’inverse, le luxe a fortement pesĂ© sur l’indice avecLVMHen baisse de 2,71 % etKeringde 4,26 %. HermĂšs pourrait Ă©galement ĂȘtre surveillĂ© ce mardi aprĂšs l’abaissement de la recommandation de RBC Ă  « performance du secteur », contre « surperformance » prĂ©cĂ©demment. Stellantis sera aussi au centre de l’attention aprĂšs le recul de plus de 4 % de son titre cotĂ© Ă  New York lundi. Le constructeur automobile a annoncĂ© le rappel de prĂšs d’un million de vĂ©hicules dans le monde en raison d’un potentiel dĂ©faut concernant les camĂ©ras de recul. GroupeADPa de son cĂŽtĂ© publiĂ© un trafic de 36,6 millions de passagers en juillet, en progression limitĂ©e de 0,3 % sur un an. Le trafic de Paris AĂ©roport a reculĂ© de 1 % Ă  10,1 millions de passagers et aurait diminuĂ© de 2,2 % hors effet de base favorable liĂ© aux grĂšves de juillet 2025. La gĂ©opolitique reste le principal facteur de risque Ă  court terme. La trĂȘve entre les États-Unis et l’Iran est arrivĂ©e Ă  expiration sans accord durable, Washington ayant Ă©cartĂ© sa prolongation tandis que TĂ©hĂ©ran a annoncĂ© adopter une posture militaire plus offensive. Les tensions autour du dĂ©troit d’Ormuz entretiennent surtout les inquiĂ©tudes concernant l’approvisionnement Ă©nergĂ©tique mondial. LeBrentĂ©volue dĂ©sormais au-dessus de 91 dollars le baril aprĂšs avoir progressĂ© de 2,57 % lundi. Une poursuite de cette hausse constituerait un nouveau choc inflationniste potentiel pour les Ă©conomies importatrices d’énergie, particuliĂšrement en Europe. Aux États-Unis, Wall Street a terminĂ© dans le rouge pour une deuxiĂšme sĂ©ance consĂ©cutive. Le S&P 500 a reculĂ© de 0,52 % Ă  7 745 points, le Dow Jones de 0,51 % Ă  53 459 points et le Nasdaq 100 de 0,17 % Ă  29 995 points. La technologie a nĂ©anmoins mieux rĂ©sistĂ© grĂące aux semi-conducteurs, dont l’indice SOX a progressĂ© de 1,64 %. Micron Technology a notamment gagnĂ© 4,13 %, tandis que Microsoft et Meta ont respectivement reculĂ© de 3,04 % et 3,54 %. Les derniĂšres donnĂ©es macroĂ©conomiques amĂ©ricaines offrent par ailleurs des signaux contrastĂ©s. L’indice manufacturier Empire State de la Fed de New York a bondi Ă  20,6 points en aoĂ»t, contre 15,6 en juillet et environ 10 attendus, atteignant son plus haut niveau depuis plus de quatre ans. À l’inverse, les rĂ©centes statistiques sur l’emploi, l’inflation et la consommation ont rĂ©duit les anticipations d’une nouvelle hausse imminente des taux de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale. Le marchĂ© reste donc confrontĂ© Ă  une situation paradoxale : les indicateurs Ă©conomiques ne justifient pas nĂ©cessairement un durcissement monĂ©taire rapide de la Fed, mais la hausse du pĂ©trole et les dĂ©ficits budgĂ©taires maintiennent une pression importante sur les rendements Ă  long terme. En Europe, l’attention se portera Ă  11h00 sur les indices ZEW du sentiment Ă©conomique pour le mois d’aoĂ»t en Allemagne et en zoneeuro. Ces publications permettront d’évaluer l’évolution des anticipations des investisseurs et analystes concernant la conjoncture europĂ©enne. Aux États-Unis, les permis et mises en chantier de logements de juillet seront publiĂ©s Ă  14h30. La production industrielle suivra Ă  15h15, avec une progression mensuelle de 0,3 % attendue. Les donnĂ©es immobiliĂšres resteront Ă©galement surveillĂ©es dans l’aprĂšs-midi. Sur le front des entreprises, Home Depot publiera ses rĂ©sultats aux États-Unis. En Europe, l’actualitĂ© sera notamment animĂ©e parStellantis, GroupeADPet HermĂšs. La sĂ©ance s’ouvre donc dans un climat nettement plus prudent. LeCAC 40et les autres indices europĂ©ens doivent composer simultanĂ©ment avec des rendements obligataires au plus haut depuis plusieurs annĂ©es, un pĂ©trole supĂ©rieur Ă  91 dollars et une situation gĂ©opolitique toujours incertaine. La trajectoire des marchĂ©s dĂ©pendra dĂ©sormais largement de l’évolution de ce triptyque pĂ©trole-inflation-taux. Une dĂ©tente au Moyen-Orient pourrait rapidement faire refluer une partie de la prime de risque actuellement intĂ©grĂ©e dans les cours. À l’inverse, une nouvelle escalade autour du dĂ©troit d’Ormuz prolongerait les tensions sur l’énergie et les obligations, avec un risque supplĂ©mentaire pour les valorisations des marchĂ©s actions. Techniquement, l’indice parisien poursuit sa consolidation, comme anticipĂ©. LeCAC 40se rapproche de sa moyenne mobile Ă  20 sĂ©ances et pourrait dĂ©sormais venir tester la zone des 8 508 points, ancienne borne haute du trading range. Ce niveau devra impĂ©rativement ĂȘtre prĂ©servĂ© en clĂŽture afin d’éviter une rĂ©intĂ©gration du range, qui remettrait en question la dynamique haussiĂšre de court et moyen terme. Au regard des facteurs graphiques clĂ©s que nous avons mentionnĂ©es, notre avis est nĂ©gatif sur l'indiceCAC 40Ă  court terme. Ce scĂ©nario baissier est valable tant que l’indiceCAC 40cote en dessous de la rĂ©sistance Ă  8645.00 points.