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Actualité publiée le 07/08/26 18:14
L'Europe clôture en hausse, l'emploi américain éclipse Ormuz
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Les Bourses européennes ont fini en hausse
vendredi, portées par un rapport sur l'emploi américain
décevant, qui atténue les craintes d'un relèvement des
taux de la Réserve fédérale (Fed), malgré la
nervosité persistante autour du détroit d'Ormuz.
L'indice Stoxx Europe 600 a fini sur un gain de 0,3%, à 660,25
points et après avoir enregistré en séance un nouveau
plus haut absolu à 663,41 points. Le CAC 40 et le SBF 120 ont
progressé de 0,2% chacun. Le premier a inscrit en séance un
nouveau record à 8755,03 points. A Francfort, le DAX 40 s'est
adjugé 0,7% et le FTSE 100 a affiché une progression de 0,3%
à Londres.
Dans le même temps, la tendance était positive à Wall
Street à l'approche de la mi-séance. Le Dow Jones et le S&P
500 progressaient de 0,2% et 0,6%, respectivement. Le Nasdaq Composite
grimpait de 1,3%.
Les chiffres de l'emploi ont réservé une mauvaise surprise. Le
département du Travail a fait part vendredi de la destruction de
23.000 emplois nets aux Etats-Unis le mois dernier, alors que les
économistes s'attendaient à la création de 83.000 postes.
Le ministère a également nettement révisé en baisse
les créations de postes en mai et juin, à respectivement
63.000 et 20.000, contre 129.000 et 57.000 précédemment
annoncés.
"La publication d'aujourd'hui conforte notre scénario d'une pause
prolongée de la Réserve fédérale, mais il ne faut
pas perdre de vue que, d'ici à la réunion du FOMC (comité
de politique monétaire, ndlr) de septembre, nous aurons encore un
rapport sur l'emploi, deux publications d'inflation et le symposium de
Jackson Hole organisé par la Réserve fédérale", a
réagi ING.
Sur le marché des taux, le rendement du 10 ans américain
perdait un peu plus de 2 points de base (0,02 point de pourcentage),
à 4,66%, entraînant dans son sillage ses équivalents
européens. Le rendement du Bund allemand à 10 ans reculait d'1
point de base, à 3,15%.
Dans le sillage de l'évolution des taux, la monnaie européenne
progressait de 0,3% face au billet vert, à 1,1564 dollar.
Jeudi soir, les marchés ont compris "soudainement que l'accord
autour d'Ormuz [entre l'Iran et Oman, ndlr] pourrait ressembler
davantage à une restriction iranienne qu'à une
réouverture libre du détroit", souligne dans une note
diffusée vendredi John Plassard, directeur des investissements de
Cité Gestion.
"Selon les informations relayées par les médias locaux,
Téhéran envisagerait d'interdire le passage aux navires
américains et israéliens, tout en exigeant des compensations
des pays jugés hostiles. Cette perspective a suffi à faire
réapparaître la vieille équation qui hante
Wall Street
:
pétrole plus cher, inflation plus persistante" et Réserve
fédérale potentiellement plus restrictive, ajoute l'expert.
Dans ce contexte géopolitique incertain, les cours du pétrole
s'inscrivent en hausse. Vers 17h50, le contrat d'octobre sur le
brent
de
la mer du Nord coté à Londres gagnait 1,1%, à 83,40
dollars le baril.
ACTIONS A SUIVRE
-
Airbus
(+0,5%): l'avionneur européen a annoncé vendredi avoir
livré 67 avions à 39 clients en juillet. Le groupe a par
ailleurs reçu 204 commandes brutes le mois dernier.
-EUTELSAT(-4,6%): l'opérateur satellitaire a annoncé vendredi
anticiper une progression de ses revenus et une stabilité de sa
rentabilité lors de l'exercice 2026-2027 qui s'achèvera fin
juin prochain, après avoir enregistré des résultats
globalement supérieurs aux attentes des analystes en 2025-2026. Sur
la période, Eutelsat a généré un chiffre d'affaires
des activités opérationnelles de 1,2 milliard d'euros, en
baisse de 2,4% en données publiées par rapport à
l'exercice 2024-2025, mais en croissance de 1,8% en données
comparables, c'est-à-dire à taux de change et
périmètre constants.
-PORSCHE SE (+0,4% à Francfort): le principal actionnaire de
Volkswagen réclame des mesures rapides pour améliorer la
compétitivité du constructeur automobile allemand, après
avoir comptabilisé des milliards d'euros de dépréciations
sur son investissement. Porsche Automobil Holding SE a indiqué
avoir comptabilisé 3 milliards d'euros (3,46 milliards de dollars)
de dépréciations au premier semestre liées à son
investissement, et 200 millions d'euros supplémentaires sur sa
participation dans Porsche.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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