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CAC 40: Semi-conducteurs, emploi américain et géopolitique au menu
vendredi 5 juin 2026 à 08h31
(BFM Bourse) -Cet article, en accès libre, est produit par l'équipe de recherche en analyse et stratégie boursière de BFM Bourse. Pour ne manquer aucune opportunité, consultez l'intégralité des analyses et découvrez nos portefeuilles en accédant ànotre espace Privilèges.
L'indiceCAC 40a gagné 1,15% à 8 244 points jeudi, à la suite de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Liban qui est conditionné à un "arrêt complet" des tirs du Hezbollah, une organisation paramilitaire qualifiée de terroriste par de nombreux pays et soutenue par l'Iran. La situation géopolitique sur le front iranien,les négociations pour mettre fin durablement à la guerre piétinent
Donald Trump a critiqué hier le texte ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l'Iran, approuvé la veille par les députés, laissant entendre que cette initiative "antipatriotique" perturbait les négociations avec Téhéran.
"Qui ferait quelque chose d'aussi antipatriotique. Ils savent bien où en sont les négociations", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.
La résolution - adoptée avec les voix de quatre députés républicains - possède cependant une portée avant tout symbolique, en raison du droit de veto du président américain.
Dans ces conditions, les prix du brut demeurent particulièrement fermes, le baril debrentdépassant les 95$, rendant compliquée l'équation de la BCE qui réunit la semaine prochaine son Conseil des Gouverneurs.
"Lors de sa réunion du 11 juin, la BCE devrait très probablement relever ses taux directeurs de 25 points de base, conformément à son récent discours restrictif. Au-delà de cela, les perspectives de politique monétaire s'assombrissent, le Conseil des gouverneurs devant trouver un équilibre entre une inflation qui reste élevée et une activité économique en perte de vitesse", considère Martin Wolburg, économiste senior chez Generali Investments.
Rappelons que l'Europe est structurellement beaucoup plus dépendante des importations d'énergie fossile que les Etats-Unis, qui restent en volume, le premier producteur mondial de pétrole.
"L'inflation s'étend, les anticipations d'inflation ont légèrement augmenté et la baisse des taux réels plaide en faveur du maintien d'une orientation restrictive. Dans le même temps, la croissance ralentit, les conditions de crédit se sont resserrées et les signes d'effets salariaux de second tour généralisés restent limités. De plus, la politique monétaire ne peut s'attaquer aux causes profondes d'un choc lié à l'offre. La hausse des taux en juin servirait donc principalement à préserver la crédibilité de la BCE en matière de lutte contre l'inflation et à ancrer les anticipations. Mais alors que les espoirs d'un accord de paix dans le conflit avec l'Iran s'amenuisent à nouveau et que les risques de stagflation restent élevés, la présidente Lagarde voudra probablement laisser la porte ouverte à un nouveau resserrement si nécessaire."
Publiées plus tôt dans la semaine, les premières estimations de l'inflation, qui ont légèrement surpassé les attentes en ZoneEuropour le mois de mai, à +2,5% en rythme annuel pour le moi de mai, hors éléments volatils (alimentation, énergie, alcool et tabac).
Côté valeurs, les groupes de semi-conducteurs, principaux bénéficiaires de la thématique de l'intelligence artificielle, ont été sous pression jeudi, cueillis à froid par les perspectives décevantes du fabricant américain de puces américain Broadcom.STMicroelectronicsclôture en repli de 2,6% tandis queSoiteca abandonné 5,6%, et X-Fab a chuté de 10,8%. Les autres valeurs de la tech ont quant à elles progressé.Capgeminia pris 6,6%, Dassault Systèmes a gagné 5,9%, Sopra Steria +3,7%. Rémy Cointreau a bondi de 9,8%, porté par l'annonce d'un plan de transformation à trois ans qualifié d'"ambitieux" par UBS.
De l'autre côté de l'Atlantique, les principaux indices sur actions ont terminé la séance en ordre dispersé, le Dow Jones gagnant 1,73% et le Nasdaq Composite se contractant de 0,09% en raison ducoup de froid sur les semi.Le S&P500, baromètre de référence de l'appétit pour le risque aux yeux des gérants de fonds a gagné 0,41% à 7 584 points.
Un point sur les autres classes d'actifs à risque: vers 08h00 ce matin
>Sur le marché des changes la monnaie unique se traitait à un niveau proche des1,1610$.
>Le baril deWTI, l'un des baromètres de l'appétit pour le risque sur les marchés financiers, s'échangeait autour de93,00$.
>LesTreasuries10 years, rendement des obligations souveraines fédérales à échéance 10 ans, se négociaient légèrement au-dessus des4,47%.
>Quant au VIX, il valait15,40à la dernière clôture du S&P500.
Al'agenda macroéconomiquece vendredi, à suivre en priorité le rapport NFP (Non Farm Payrolls) sur la santé de l'emploi privé outre Atlantique.
Le test des 8 000 points, en semaine 20, s'est soldé par un échec, libérant un potentiel baissier jusqu'en direction des 7 682 points. Le gap baissier du 08 mai, répondant quasi immédiatement au gap haussier du 06 mai, a envoyé un signal bien peu avenant. A voir si lepullback(rejet graphique) du 18 mai confirme cette psychologie de marché. La situation reste très nerveuse à chaque fois que l'indice se rapproche de ce seuil. Dans l'immédiat, l'indice profite d'un peu d'air au-dessus du gap du 08 mai, repère technique majeur. Attention à un potentiel effet d'aspiration à l'approche des 8 000 points.
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indiceCAC 40à court terme.
On prendra soin de noter qu'un franchissement des 8362.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 7940.00 points relancerait la pression vendeuse.
Au regard des facteurs graphiques clés que nous avons identifiés, notre opinion est neutre sur l'indiceCAC 40à court terme.
On prendra soin de noter qu'un franchissement des 8362.00 points raviverait la tension à l'achat. Tandis qu'une rupture des 7940.00 points relancerait la pression vendeuse.