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Eurofins scient.: Bureau Veritas plonge de 13%, Eurofins chute de 11%... Sale temps en Bourse pour les groupes de tests du CAC 40 qui livrent tous deux des croissances décevantes
mercredi 22 avril 2026 Ă 14h58
(BFM Bourse) - Les deux sociétés souffrent en Bourse ce mercredi 22 avril aprÚs avoir toutes deux publié des croissances décevantes au titre du premier trimestre. Eurofins a invoqué une météo capricieuse tandis queBureau Veritasa abaissé ses objectifs en mentionnant "un contexte géopolitique complexe".
On a parfois tendance Ă l'oublier maisBureau Veritaset Eurofins Scientific, deux pensionnaires duCAC 40, Ă©voluent dans le mĂȘme univers boursier.
Les deux entreprises appartiennent toutes les deux au secteur dit des "TIC" pour "tests, inspections et certifications". Ce mĂȘme si Eurofins est surtout centrĂ© sur l'analyse mĂ©dicale et alimentaire, lĂ oĂčBureau VeritasprĂ©sente un profil plus classique et diversifiĂ©.
Fondé en 1828 pour répondre à la demande des assureurs pour certifier et suivre les navires marchands, le groupe est présent sur son créneau historique mais aussi dans l'industrie, le bùtiment, l'agroalimentaire ou encore les biens de consommation.
Autre point commun, plus malheureux: les deux groupes dévissent en Bourse ce mercredi 22 avril aprÚs avoir livré une activité décevante au titre du premier trimestre.Bureau Veritaschute de 12,73% vers 15h, accusant le plus fort repli duCAC 40, suivi d'Eurofins qui plonge de 10,38%.
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Bureau Veritas a fait état, au premier trimestre d'une croissance globale de 4,5% en données comparables, nettement inférieure au consensus (la prévision moyenne des analystes), qui s'établissait à 5%, selon Jefferies.
La performance globale a Ă©tĂ© lestĂ©e par le segment dit "industrie" oĂč la croissance a Ă©tĂ© limitĂ©e Ă 0,7% soit bien moins que les attentes se situaient Ă 3,1%, selon Citi.
"Lâimpact provient principalement de lâactivitĂ© Ă©nergie, qui reprĂ©sente environ 70% du chiffre d'affaires de la division et regroupe lâO&G ("oil and gas", c'est-Ă -dire le secteur pĂ©trolier, NDLR)", constate Oddo BHF. Jefferies pense que cette contre-performance peut s'expliquer par des perturbations dues au conflit au Moyen-Orient.
Citi pointe également une croissance décevante dans la certification avec des revenus en hausse de 2,3% en données comparables, quand le consensus tablait sur 6,1%.
Au-delà de cette activité décevante,Bureau Veritasa été contraint d'abaisser son objectif 2026 de croissance. Le groupe compte désormais dégager une progression de ses revenus en données comparables "modérée à un chiffre" contre une hausse "modérée à élevée" précédemment.
La société a confirmé ses deux autres cibles à savoir une marge opérationnelle ajustée en amélioration à taux de changes constant et un flux de trésorerie "à un niveau élevé".
Bureau Veritas a évoqué deux raisons pour expliquer cette révision. D'une part le groupe a cité un "contexte géopolitique complexe et un environnement macroéconomique incertain".
Dâautre part, l'entreprise a lancĂ© une revue dĂ©taillĂ©e des modalitĂ©s de sortie du sous-segment "services aux gouvernements", "dans le contexte de la dĂ©cision dâarrĂȘter certains contrats dans la rĂ©gion Moyen Orient & Afrique", indique-t-il.
"Ceci sâexplique par le caractĂšre de faible marge de la sous-division mais aussi par la dĂ©couverte dâirrĂ©gularitĂ©s (Ă©thique et compliance) en rĂ©gion Moyen Orient & Afrique, ayant conduit le groupe Ă les signaler aux autoritĂ©s, Ă rĂ©silier les contrats concernĂ©s et Ă ne plus dĂ©velopper cette division", explique Oddo BHF.
Le courtier relativise cette mauvaise surprise pour cette sous-division de petite taille (185 millions d'euros de revenus selon lui), avec "une activité marginale" et qui s'avÚre "historiquement sous-performante, ce qui limite l'ampleur négative de cette décision".
"à ce stade, le risque réputationnel nous semble maitrisé et nous apprécions que le groupe ait adopté une approche rapide et proactive (y compris auprÚs des autorités)", loue Oddo BHF.
De son cÎté, Eurofins n'a pas non plus répondu aux attentes. Le laboratoire a dégagé au premier trimestre des revenus de 1,79 milliard d'euros sur les trois premiers mois de l'année, impliquant une croissance en données comparables de 2,6%.
Cette progression s'avÚre trÚs largement inférieure aux attentes du consensus cité par Jefferies, calé à 4,8%.
Citi note que les tendances ont Ă©tĂ© faiblardes aussi bien en Europe (1,6% en donnĂ©es comparables) et aux Ătats-Unis (2,1%), le groupe invoquant pour ces deux rĂ©gions une mĂ©tĂ©o dĂ©favorable qui a notamment pĂ©nalisĂ© les tests alimentaires.
Le segment "biopharma" (les tests biopharmaceutiques et génomiques qui mesure l'effet des propriétés d'un médicament ou le fonctionnement d'un organisme) a également déçu. Cette activité a connu un ralentissement de sa croissance à 1,1% en données comparables, aprÚs 2% au trimestre précédente, et a manqué les attentes logées à 2%.
Le segment "vie" (tests environnementaux, alimentaires et agronomiques) a également manqué le coche avec une hausse de 4,2% contre un consensus à 7%.
"La publication ressort inférieure aux attentes, avec une faiblesse marquée en 'biopharma', qui ne montre toujours pas de signes de reprise et continue de se dégrader", souligne Oddo BHF.
"LâactivitĂ© 'vie' pourrait Ă©galement soulever des interrogations Ă court terme, mĂȘme si nous restons confiants et considĂ©rons cette faiblesse comme temporaire", poursuit le courtier.
à l'issue de cette publication, Eurofins a confirmé l'ensemble de ses objectifs pour 2026 et 2027, dont, au titre de cette année, une croissance atour de 5% en données comparables, et une marge brute d'exploitation ajustée en amélioration par rapport à celle de 2025 (22,5%).
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